Publicité

4 mai 2021 - 14:00

Jusqu'à ce jeudi

C'est parti pour l'opération Roadcheck 2021 sur les routes de l'Amérique du Nord

Marie-Claude Pilon

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

À compter d'aujourd'hui et jusqu'au 6 mai, l’opération nord-américaine Roadcheck 2021 est en cours sur les principaux axes routiers de la province dont les autoroutes 20, 30 et 40 qui traversent la région du Suroît. Pour comprendre en quoi elle consiste, Néomédia s’est entretenu avec le contrôleur routier Jonathan Beauvais qui est partie prenante de cette initiative.

Ce dernier travaille pour la Société de l’assurance automobile du Québec qui est  partenaire de cette opération d’envergure sur les routes de la province.

« Organisée par l’Alliance pour la sécurité des véhicules commerciaux (CVSA), cette opération, qui se déroule simultanément partout au Canada, aux États-Unis et au Mexique, permet d’établir un portrait de la situation en ce qui a trait à la conformité des véhicules lourds qui circulent sur les routes. L’an passé, cette démarche a permis de confirmer que 71 % des poids lourds interceptés respectaient la réglementation en vigueur, ce qui est encourageant », précise-t-il d’entrée de jeu.

En quoi consiste cette opération sur le terrain? « Jusqu’à ce jeudi, nous procédons à l’interception de véhicules lourds, de façon aléatoire, afin de leur faire passer une inspection de niveau 1 qui comprend 37 étapes, soit autant de points de conformité à respecter. Chaque inspection peut prendre entre 45 minutes et 1h30 tout dépend de ce qu’on trouve ou de ce qu’on note. Parfois, les véhicules sont mis à l’arrêt pour des non-conformités majeures ou encore ils reçoivent des 48h comme on dit dans notre jargon et peuvent continuer leur route », explique-t-il.

L’an passé, en Amérique du Nord, ce sont 20% des poids lourds qui ont été mis à l’arrêt lors de cette opération. Lorsque c’est le cas, les réparations doivent être faites sur les lieux de l’inspection avant que le conducteur puissent reprendre son itinéraire initial. « Cette année, on se concentre aussi sur deux aspects lors des inspections soit les heures de conduite et de repos (lock book) et les dispositifs d’éclairage du tableau de bord et du véhicule. »

Ces inspections peuvent se tenir dans les points de contrôle situés sur les autoroutes, comme sur celui de l’autoroute 20, à Les Cèdres, qui est le plus passant au Québec en raison de sa proximité avec l’Ontario et Montréal. Parfois, les inspections peuvent se tenir dans un stationnement sécuritaire situé à proximité.

« L’objectif derrière cette démarche est de sensibiliser les conducteurs et les transporteurs routiers à l’importance d’inspecter et d’entretenir leurs véhicules ainsi qu’au respect des lois et règlements. Les conducteurs sont habitués de se faire intercepter et inspecter. La pandémie a changé quelque peu notre façon de faire. Par exemple, nous ne rentrons plus dans le camion pour faire les inspections d’usage. On demande au conducteur d’activer les éléments pour nous. Sinon, on garde la distanciation, on porte le masque et on utilise aussi du Purrel. »

Pendant les 72 heures que durera l’opération, ce sont près de 17 véhicules lourds en moyenne qui seront inspectés chaque minute au Canada, aux États-Unis et au Mexique.

Les véhicules inspectés pendant cette opération recevront une vignette qui leur permettront de poursuivre leur chemin rapidement en cas de nouvelle interception par les contrôleurs routiers. « On ne veut pas retarder les conducteurs. »

Bilan 2020
Lors de l’opération de l’an dernier, 71 % des véhicules interceptés respectaient la réglementation. Il a toutefois été constaté que près de la moitié des défectuosités mécaniques majeures non fortuites auraient pu être détectées lors d’une ronde de sécurité.

Les éléments de non-conformité décelés concernaient principalement les heures de conduite et de repos, la ronde de sécurité, le système de freinage, les pneus et les dispositifs d’éclairage.

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





Valleyfield se réserve le droit de ne pas publier ou de retirer les propos diffamatoires, obscènes, ainsi que les commentaires discriminatoires, tout comme ceux incitant à la haine ou la violence. De plus, l'écriture phonétique et les messages écrits en lettres majuscules ne seront pas acceptés.

Vous souhaitez commenter cet article ? Faites-le de façon intelligente. Quoique certains internautes se croient à l’abri en publiant des commentaires et en nous donnant de faux courriels, il est très facile de les retracer. En cas de plainte pour diffamation ou menaces, Valleyfield collaborera avec les autorités en leur remettant les informations desdites personnes.