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19 juillet 2020 - 07:00

La décision du gouvernement est attendue prochainement

Le sort du gyrophare vert pour les pompiers sera bientôt fixé

Marie-Claude Pilon

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Est-ce que les pompiers volontaires de la province pourront utiliser le gyrophare vert pour signifier aux autres automobilistes qu’ils sont en route vers un appel? Le verdict devrait tomber d’ici quelques semaines alors que les dés sont jetés dans ce dossier. 

Rappelons que le pompier volontaire de Rivière-Beaudette, Jean-Guy Poulin milite depuis maintenant douze ans, soit depuis 2008 afin que lui et ses collègues puissent utiliser cet accessoire. 

Il s’implique dans le dossier, car 80% des services de sécurité incendie du Québec n’ont pas de pompiers en caserne à temps plein. Cela signifie donc que la majorité des brigades comptent sur des sapeurs qui ont un deuxième emploi et une vie en parallèle. Une demande d’intervention pouvant survenir à n’importe quel moment, ces hommes et ces femmes qui occupent des métiers de pompiers à temps partiel sont appelés à se rendre rapidement sur les lieux. « Les gens qui roulent sur la route en même temps que moi doivent savoir qu’à cet instant précis, je vais aider des gens. C’est pourquoi le gyrophare vert serait très utile », expliquait M. Poulin en août 2019

Projet-pilote depuis 2015 

Pour statuer sur l’utilité ou non du gyrophare vert, le gouvernement du Québec a entamé un projet-pilote en 2015 dans deux MRC, soit celles de Bécancour et des Collines. Au total, 400 pompiers ont apposé ce dispositif au pare-brise de leurs voitures afin de l’employer lors de leurs déplacements sur les lieux des interventions. Le sort du gyrophare vert devait être déterminé en mars dernier, mais la pandémie a retardé la prise de décision. 

À ce jour, on ne rapporte aucun accident impliquant le gyrophare vert, indique M. Poulin, indice de son efficacité. Mais quoi qu’il en soit, le couperet tombera donc dans ce dossier quelque part en août. « Le rapport final est sur les bureaux du ministre des Transports, François Bonardel et de la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault. C’est le silence radio actuellement et leur décision peut pencher d’un côté comme de l’autre. Nous croisons les doigts en espérant que la décision nous sera favorable », lance-t-il. 

Selon la loi en vigueur, un projet-pilote ne peut durer plus de cinq ans, ce qui donne espoir à M. Poulin que les élus impliqués dans le dossier rendent une décision prochainement. Un courriel à cet effet a été acheminé au bureau du ministre Bonardel en date du 8 juillet dernier, mais au moment d’écrire ces lignes, aucune réponse n’avait été acheminée à Néomédia

 

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