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30 septembre 2020 - 12:00

Boxeur de Vaudreuil-Soulanges

« J’aimerais bien remonter dans le ring en 2020, mais je reste positif », Francis Lafrenière

Marie-Claude Pilon

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Figure bien connue des amateurs de boxe au Québec, Francis Lafrenière demeure positif malgré la situation actuelle et le fait qu’il n’a pas monté dans le ring depuis maintenant plus d’un an. Celui que l’on surnomme « The People Champ », a profité du confinement pour rester actif, mais s’est aussi initié à la cuisine, en plus de s’impliquer plus dans les tâches de la maisonnée. 

Quand le Québec a été mis sur pause, le 13 mars dernier, l’athlète se trouvait dans la capitale du jeu, Las Vegas. « Nous étions une gang de gars là-bas quand la nouvelle est tombée. À notre retour, il a donc fallu s’isoler tous ensemble pendant 14 jours, à Blainville. On a eu du fun, mais par la suite, c’était bizarre. Les enfants n’allaient plus à l’école et tout s’est arrêté. Pour ma part, cette pause m’a permis de passer du temps de qualité en famille et je me suis même mis derrière les fourneaux », lance-t-il en début d’entrevue avec Néomédia

Des entrepreneurs déterminés et persévérants 

Très actif au Club 201 Fitness, qui lui appartenait autrefois, Francis Lafrenière n’hésite pas à qualifier les propriétaires d’entreprises de persévérants et déterminés dans la situation actuelle. « J’ai vendu il y a maintenant plus d’un an, mais c’est loin d’être évident dans la situation actuelle. Ils sont déterminés et persévérant sans contredit. En même temps, nous n’avons pas le choix. Pour ma part, pendant la pause, je suis resté actif à l’extérieur. Il faut rester positif, même si la zone rouge sera active dès ce jeudi officiellement pour certaines municipalités de la région », ajoute-t-il. 

Boxe: reprise des activités depuis le 2 septembre 

Le 2 septembre dernier, le gouvernement du Québec donnait son aval à la reprise des activités liées aux sports de combat, dont entre autres, la boxe et le judo. Comment Francis Lafrenière a accueilli la nouvelle? « C’est un lueur d’espoir qui fait du bien, mais c’est certain que la situation peut changer avec l’arrivée de la 2e vague. Je me dis que nous n’avons pas le contrôle là-dessus. Ça fait un an que je ne suis pas monté dans le ring. Malgré tout je garde la forme et j’ai quelques appels de l’extérieur, mais rien de concret. Je tente de tirer le meilleur de la situation, mais c’est sûr que j’aimerais bien faire un combat en 2020 », confie-t-il. 

Selon lui, est-ce que la fermeture des frontières mènera à l’émergence de nouveaux talents locaux? « C’est certain que la situation actuelle fera en sorte que les écuries de boxe voudront mettre de l’avant les boxeurs locaux issus du Canada. D’après moi, ça donnera des combats intéressants. Pour ma part, j’accepterais d’aller boxer aux États-Unis en raison des nombreuses mesures en place pour protéger les athlètes », mentionne-t-il. 

Actuellement, les boxeurs qui s’affrontent aux États-Unis doivent se soumettre à un isolement de 7 jours après leur arrivée et avant le combat et à une quarantaine de 14 jours après leur retour au Canada. « Ça s’est sans compter le camp d’entraînement. Malgré tout, je serais prêt à y aller parce que j’aime ce sport. Je prendrais mes précautions. Là-bas, c’est hyper sécuritaire. C’est une bulle où tu es testé à l’arrivée, avant le Gala, après et où tu es escorté dès que tu sors de ta chambre. Les seuls endroits où tu peux te rendre sont dans l’hôtel. Tu n’en sors jamais sauf à la fin de ton combat », image-t-il. 

Qu’est-ce qui attend le champion du peuple en 2021? « C’est dur à dire car personne ne sait comment la situation va évoluer. Je dois être patient. En attendant, j’essaie d’aider ma femme à l’occasion avec son entreprise d’entretien ménager et j’accomplis des tâches à la maison. Par exemple, la cuisine, la lessive, le lavage et faire les devoirs et leçons des enfants. Je laisse les choses aller, je ne cours pas après rien. Je suis le courant et je demeure positif…c’est la seule chose sur laquelle j’ai le contrôle », conclut-il. 

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