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4 mai 2020 - 11:30 | Mis à jour : 13:38

PANDÉMIE- COVID-19

Les studios d'entraînements privés interpellent le gouvernement pour reprendre leurs activités

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

En ce lundi 4 mai, alors que certains commerces rouvrent leurs portes après des semaines d’inactivité , les studios d’entraînement privés de la province interpellent le gouvernement pour en faire autant. Via une lettre acheminée au Ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon et au Dr. Horacio Arruda, le regroupement veut s’assurer que leurs entreprises ne soient pas considérées comme les grands centres de conditionnement physique

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Au moment d’écrire ces lignes, les propriétaires de studios d’entraînement privés de la province n’ont toujours pas reçu de date de réouverture. « Actuellement, nous avons des rencontres et entraînements virtuels avec nos clients par Zoom. Mais sur place, on ne peut plus les accueillir depuis le 15 mars dernier. Notre démarche vise donc à se faire reconnaître comme un studio d’entraînement privé et pas seulement comme un centre de conditionnement physique, mais aussi à informer le gouvernent quant aux mesures que l’on mettra en place à notre réouverture », précise Jeanie Harbour, porte-parole de la Coalition des studios d’entraînements privés du Québec et propriétaire d’un studio de CrossFit à Vaudreuil-Dorion qui compte 166 membres provenant de la région, mais aussi des régions limitrophes comme Salaberry-de-Valleyfield. 

Respect des consignes de santé publique, plus facile

Dans sa lettre acheminée aux autorités provinciales, la Coalition des studios d’entraînements privés du Québec établit les différences entre leurs installations et un centre de conditionnement physique traditionnel. 

Ce dernier se caractérise par son mode d’entrée libre où une très grande base de clients peut s’y présenter en même temps avec un minimum d’encadrement. La proximité des clients y est grande étant donné l’absence de système de réservation. Il est bien difficile d’évaluer le nombre de personnes présentes sur place en même temps. 

C’est tout le contraire des studios d’entraînements privés. Ceux-ci comportent une base de membres beaucoup plus petite, mais des surfaces plus vastes avec une moins grande densité de matériels. L’encadrement du client y est beaucoup plus présent, ce qui diminue sa capacité de s’entraîner quand bon lui semble par la nécessité de réserver son accès à l ‘avance. 

« Nous croyons qu’il est important de comprendre qu’il est beaucoup plus facile pour nous de respecter les règles de distanciation sociale pour nos clients et employés, de désinfecter et de nettoyer nos appareils et équipements entre chacun des utilisateurs et de limiter au maximum le nombre de clients en même temps dans nos installations », précise-t-on dans la lettre adressée aux autorités gouvernementales. 

Une procédure établie pour limiter la propagation 

Toujours dans la même communication, la Coalition partage la procédure qui pourrait être mise en place dans tous ses établissements membres, soit: 

  • Prise de température du client à l’entrée (en cas de fièvre, le client se verra refuser l’accès);
  • Nettoyage des mains du client;
  • Déplacement du client vers sa zone d’entraînement;
  • Désinfection de l’équipement avant et après chaque entraînement;
  • Aux heures, les surfaces communes (tables, poignées de portes, toilettes) sont désinfectées par le personnel.

Notons que ces mesures s’ajouteraient à celles-ci: 

  • Le client doit arriver prêt pour son cours (pas de changement de linge sur place); 
  • Pas d’accès aux vestiaires et aux douches pour les clients;
  • Zone de 150 pieds carrés assignée à chaque client pour son entraînement. 

Mme Harbour espère que la lettre fera son petit bout de chemin et que le gouvernement permettra aux studios d’entraînements privés de rouvrir leurs portes rapidement. « Avec une reprise qui se veut quelque part à l’été, celle-ci nous amène dans le creux estival au niveau des abonnements. Cette période de précarité, jumelée avec le manque de revenus des derniers mois, rendront la reprise économique très difficile et plusieurs studios pourraient fermer leurs portes et affecter de nombreux emplois de qualité liés à cette industrie », conclut-elle. 

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