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16 janvier 2020 - 14:02 | Mis à jour : 14:17

Remboursement de taxes de 116 000$

Les Centres Sportifs de Salaberry-de-Valleyfield confirment le dépôt d'une poursuite contre la Ville

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

La saga des taxes impayées par les Centres sportifs Valleyfield se poursuit. Après avoir conclu une entente avec la ville pour le paiement des taxes de l’aréna Salaberry, les deux parties se retrouvent encore en conflit au sujet d’un remboursement de taxes de 116,000$ qui cette fois-ci est dû par la ville aux Centres sportifs, et ce, depuis 2014. L'organisme confirme qu'une poursuite à été déposé en ce sens devant les tribunaux. 

Plus tôt ce matin, la Ville de Salaberry-de-Valleyfield confirmait ne pas être courant si une demande légale avait été déposé contre elle. 

Selon les Centre sportifs, la Ville a retenu de façon délibérée le remboursement de ces taxes prévu dans une entente précédente. Cette dernière invoque comme raison le non-paiement de taxes générées par la rénovation de l’aréna Salaberry. Elle veut les forcer à payer sans attendre la décision d’exemption de taxes de la commission municipale du Québec.

Le conflit largement médiatisé dans les médias locaux et sur les réseaux sociaux a connu le 2 juillet son dénouement lorsque les Centres sportifs ont accepté la proposition formulée par la ville. Quelques jours avant la signature soit le 28 juin, M. Lemieux déclarait que l'organisme s'était lui même mis dans le pétrin et que ce n'était pas aux contribuables a les en sortir. 

Toujours selon les Centres sportifs, M. Lemieux oubliait, lors de sa déclaration, de mentionner que les subventions versées aux Centres sportifs ne sont que de 82,000$ annuellement alors que les Centres versent 174,000$ en taxes municipales. " Le conseil d’administration des Centres sportifs gère de façon stricte leurs installations et leur budget d’exploitation or, ils ne font qu’appliquer les règles d’une saine gestion. Cette fois, la ville invoque qu’il y a maintenant « prescription » C’est pourquoi devant l’échec des demandes répétées des Centres, ceux-ci n’ont d’autres choix que d’intenter une poursuite au civil contre la ville qui lui sera signifiée dans les meilleurs délais", précise-t-on par voie de communiqué. 

Développement inattendu dans le dossier 

Le président des Centres sportifs, Martin Lacroix, s’avoue désolé devant ce développement inattendu : « Les membres bénévoles du Conseil d’administration ont considéré l’ensemble des solutions possibles, mais ils ont dû finalement se rendre à l’évidence, les membres du conseil municipal et le maire veulent nuire aux Centres sportifs en leur coupant les sommes qui leur sont dues et en dénigrant publiquement les bénévoles du conseil d’administration (1) : Évidemment qu’on n’a pas souhaité ce conflit, mais nous devons absolument obtenir cette somme due pour payer d’importantes réparations à l’aréna Salaberry ! »

Il faut noter que la rénovation en 2010-2011 de l’aréna Salaberry n’a jamais été souhaitée par le conseil d’administration, mais que celui-ci a dû répondre à une demande impérieuse de la ville en vue de la tenue des Jeux du Québec en mars 2011.

Le CA avait plutôt prévu la démolition du vétuste aréna et la vente du terrain. Malgré les 14.5M$ investis, les bandes, la tuyauterie de réfrigération et les compresseurs n’ont pas été remplacés, la ville voulant limiter les coûts. Cela explique aussi les toilettes inexistantes dans les gradins supérieurs et les problèmes d’eau chaude dans les douches. À la fin, les Centres ont quand même dû investir 2.1M$ malgré les subventions des différents paliers de gouvernement.

Puisque nous devons être rentables, nous nous devons aussi de faire respecter les ententes que nous avons avec la municipalité en ce qui touche les loisirs. Or les ententes prises concernant les heures de glace principalement à ce qui a trait au contrat de location d’heures de glace pour offrir le hockey libre aux citoyens ne sont pas respectées. En effet, sous l’impulsion du conseil municipal, le service récréatif et communautaire a coupé unilatéralement les heures louées malgré un contrat signé en bonne et due forme, renonçant ainsi à respecter l’entente globale convenue entre les parties à la fin de l’été. Suite à cela, les Centres sportifs de Salaberry-de-Valleyfield ne se sentent plus aucune obligation de leur part à respecter les termes de cette entente ", ajoute-t-on. 

M. Lacroix confie qu'il est dommage que ce dossier ait pris une dimension politique puisque les relations des membres de l’administration des Centres avec les employés de la ville sont excellentes et que tout le monde collabore très bien sur les dossiers communs.

Dans la prochaine année, des défis importants attendent les Centres sportifs et les membres du conseil d’administration souhaiteraient naturellement une meilleure collaboration des politiciens municipaux au lieu d’intenter des poursuites.

Malgré tout, les employés des Centres sportifs de Salaberry-de-Valleyfield et les membres bénévoles du conseil d’administration feront tout en leur pouvoir pour continuer d'assurer leur mission auprès de jeunes, des différents organismes jeunesse et de la population en général.

En terminant, le président des Centres sportifs tient à souligner la contribution des Centres sportifs à plusieurs organismes jeunesse et communautaires de la ville par le biais des remises des profits des Bingos. En effet, le bingo géré par les Centres a remis en 2018-2019 plus de 2.493M$ en prix et 357 453$ en remises directes à ces organismes.

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