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27 avril 2021 - 05:00

Port de caméras portatives

Les policiers de la MRC de Beauharnois-Salaberry au coeur d’un projet pilote

Marie-Claude Pilon

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

La MRC de Beauharnois-Salaberry est l’un des quatre sites sélectionnés par la Sûreté du Québec pour le déploiement d’un projet pilote impliquant l’utilisation de caméras portatives par ses patrouilleurs. C’est en août prochain que ces appareils seront partie prenante du quotidien de quelque agents du poste régional de la Sûreté du Québec.

Au total, ce sont dix patrouilleurs affectés au territoire de la MRC de Beauharnois-Salaberry qui ont accepté d’être au coeur de ce projet pilote. « Notre objectif avec cette démarche est de la déployer sur quatre sites très différents et où les interventions sont diversifiées également. Par exemple, en milieu urbain, semi-urbain ou rural afin d’avoir un meilleur échantillonnage et un volume d’interventions varié. Les agents qui les porteront ont accepté de le faire sur une base volontaire », résume le lieutenant Benoît Richard de la Sûreté du Québec.

Rappelons que ce mandat a été confié officiellement à la Sûreté du Québec par la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique (MSP) , Geneviève Guilbault. D’ailleurs, tout au long du projet pilote, des rapports ponctuels seront remis au Comité stratégique du MSP, tout comme le rapport final qui sera déposé en juin ou juillet 2022. Par la suite, ce sera au gouvernement provincial de trancher dans le dossier et d’autoriser ou non, les corps de police de la province à porter la caméra portative en tout temps.

D’une durée de 12 mois, le projet pilote permettra l’utilisation de 40 caméras au total. « Il va enrichir les réflexions quant aux aspects techniques et juridiques sur l’ajout de caméras portatives à l’équipement des policiers afin de filmer leurs interventions. La Sûreté du Québec pourra ainsi documenter les avancées qui permettraient d’évaluer les incidences opérationnelles et administratives liées à l’utilisation de ce genre d’appareil », ajoute-t-il.

Une caméra pas toujours en fonction

Mises en place sur quatre territoires au Québec, les caméras portatives auront une fonction bien précise sur chacun d’eux. Dans Beauharnois-Salaberry, le dispositif sera activé lors de chaque intervention criminelle. « Par exemple, sur la scène d’une arrestation dans un dossier de violence conjugale, de voies de faits, de menaces de mort, de vol qualifié ou d’agression sexuelle », cite-t-il. Est-ce que le consentement des accusés seront requis pour les filmer? « Aucunement, les personnes n’auront pas être d’accord ou pas et les images seront produites en preuve lors du processus judiciaire qui suivra éventuellement dans le dossier. »

En terminant, quels sont les avantages pour les policiers de porter une caméra portative? Premièrement, ces appareils permettent de renforcer la confiance de la population envers les forces de l’ordre. Deuxièmement, ces dispositifs permettent à la SQ d’accroître la transparence à la suite des interventions sur le terrain. Troisièmement, elles assurent du respect des droits des citoyens et enfin, elles garantissent la sécurité des agents.

Notons que les caméras portatives choisies sont solides et conçues pour résister lors des différentes interventions terrains.

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