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6 mars 2021 - 10:00

Vague de vandalisme

Centre du partage: priorisez les dons pendant les heures d'ouverture

Marie-Claude Pilon

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Faisant face à des actes de vandalisme quasi quotidiennement, le Centre du Partage de Salaberry-de-Valleyfield tient à rappeler quelques consignes à ses donateurs.

Il y a quelques semaines, lorsqu’un membre du personnel est arrivé sur place le matin pour son quart de travail, des vandales étaient passés pendant la nuit. « Des sacs de vêtements étaient ouverts et le contenu avait été répandu en totalité dans la neige. Il a fallu jeter tous les dons reçus endommagés. Je trouve ça dommage. C’est souvent comme ça en plus. Je suis ici depuis près de 20 ans et ça arrive presque sur une base quotidienne », image Johanne Viger, directrice de l’organisme qui récupère des vêtements, meubles et autres objets pour les revendre à faible coût.

Malgré le couvre-feu, les actes de méfaits continuent au Centre du partage. « Les gens viennent le soir et la nuit, après les heures d’ouverture quand il y a personne. Nous avons des caméras, mais les gens trouvent les moyens de les éviter. Les autorités nous recommandent d’engager une firme de sécurité pour faire de la surveillance, mais nous sommes un organisme. Nous n’avons malheureusement pas les moyens », ajoute-t-elle.

Comment les citoyens peuvent aider le Centre du partage? En continuant d’y apporter des dons de vêtements, meubles ou autres, mais pendant les heures d’ouverture. « On tente le plus possible d’entrer tous les dons si on est sur place. Cependant, si nous n’y sommes pas, c’est plus compliqué. La chute se barre automatiquement à 20h tous les soirs. Si quelqu’un passe après cette heure ou très tôt le matin, vers 4h ou 5h, il n’y a personne et c’est là que les risques de vandalismes sont plus élevés », image Mme Viger.

L’organisme est ouvert au public du mardi au vendredi de 9h30 à 16h30 de même que le samedi de 9h à midi. En dehors de cet horaire, la chute peut être utilisée, jusqu’à 20h pour y déposer les dons. « Au début de la pandémie, quelqu’un s’est introduit dans la chute et est resté coincé dedans. Elle a été très endommagée parce que la personne voulait vraiment sortir. Ce n’est pas toujours aussi important que ça comme vandalisme, mais c’est notre lot quotidien. C’est dommage parce que les gens pensent donner une seconde vie à leurs vêtements ou meubles en nous les donnant. Mais s’ils sont vandalisés, nous n’avons pas le choix de tout jeter », conclut-elle.

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