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18 février 2021 - 10:00

Soutien de taille

750 médecins appuient le comité Sauvons le Centre mère-enfant

Marie-Claude Pilon

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Le comité Sauvons le Centre mère-enfant, qui a pris naissance il y a déjà plusieurs mois dans la région du Suroît, a reçu tout récemment un appui de taille. Le Regroupement québécois des médecins pour la décentralisation des soins de santé, une coalition formée de 750 médecins issus de plus de 50 centres hospitaliers à travers le Québec, a offert un appui sans équivoque au mouvement citoyen d'ici. 

Rappelons que la mission première de ce comité est de dénoncer le transfert prévu de plusieurs services de l’Hôpital du Suroît vers celui de Vaudreuil dès son ouverture prévue en 2026. 

Dans une lettre transmise au nom du regroupement, sa trésorière déclare : « Le Regroupement québécois des médecins pour la décentralisation des soins de santé est préoccupé par votre situation d’éloignement de soins de proximité pour les familles de Valleyfield et supporte entièrement vos démarches de sauvegarde de services. » Elle confirme que le sort des familles les plus pauvres de notre région est particulièrement préoccupant : « Nous savons bien que lorsqu’ils sont obligés de se déplacer pour leurs soins de santé, les patients se trouvent parfois dans l’obligation logistique de consulter moins souvent, voire ne pas consulter du tout. Ceci renforce le cycle de la pauvreté et les indicateurs de santé en souffrent davantage. »

Pour le comité de mobilisation Sauvons le Centre mère-enfant, ce soutien revêt une signification de grande importance :

« Nous sommes très fiers de cet appui d’envergure. Ces 750 médecins comprennent très bien que nos populations ont besoin de services de proximité pour briser le cercle de la pauvreté. Les services prévus à Vaudreuil ne seront d’aucune utilité si nos clientèles les plus vulnérables ne peuvent y avoir accès », a affirmé Édith Gariépy, porte-parole du comité.

Le maire de Salaberry-de-Valleyfield,  Miguel Lemieux, se réjouit également de cet appui. « Il s’agit d’abord et avant tout d’une question de santé publique. En nous retirant nos services, le CISSSMO va lui-même contribuer   fragiliser nos citoyens qui nécessitent pourtant le plus de suivi. Ce sont maintenant au minimum 750 médecins qui nous le confirment. Il faut absolument que notre région continue de se mobiliser et que le gouvernement intervienne pour renverser cette décision aberrante », a-t-il conclu.

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