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30 octobre 2020 - 12:00

Peu de cas dans les milieux de vie pour aînés

Le CISSSMO multiplie les efforts pour limiter les éclosions dans son réseau

Jessica Brisson

Par Jessica Brisson, Journaliste

Selon les dernières données partagées par la Direction de la Santé publique de la Montérégie, le 29 octobre, les territoires de Vaudreuil-Soulanges et de Beauharnois-Salaberry ont enregistré, respectivement, 76 et 45 nouveaux cas d’infections à la COVID-19. 

Les données recensées entre le 22 et le 28 octobre permettent également de constater que peu de cas proviennent des milieux de vie pour aînés, tant privés que publics. En effet, en date du 28 octobre, quatre infections ont été signalées dans la résidence privée, Les Jardins Vaudreuil, et seulement une du côté du CHSLD de Coteau-du-Lac. Aucun établissement du territoire de Beauharnois-Salaberry n’est touché à l’heure actuelle. 

« Il faut savoir que nous sommes en lien avec nos partenaires dans les résidences privées pour aînés (RPA) et, en cas d’éclosion, l’équipe de la prévention et contrôle des infections du CISSS de la Montérégie-Ouest et la Direction de santé publique régionale sont bien impliquées afin d’assurer la mise en place de toutes les mesures de sécurité pour limiter la propagation du virus au sein de la résidence. De plus, les intervenants du soutien à domicile sont en contact quotidien avec les RPA », explique Jade St-Jean, porte-parole du Centre intégré de Santé et des services sociaux de la Montérégie-Ouest (CISSSMO).

Si certains établissements du Québec ont été contraints de fermer des étages complets pour éviter la propagation du virus, il n’en est pas du tout le cas ici.  « Il n’y a aucune fermeture d’étage ou de CHSLD. Cependant, en cas d’éclosion dans une unité, les admissions peuvent être suspendues temporairement. De plus, bien que les visites de proches aidants sont déjà très encadrées, des démarches supplémentaires peuvent être afin de limiter au maximum le nombre de visiteurs. Il n’y a pas présentement d’éclosion en cours dans les installations du CISSS de la Montérégie-Ouest », ajoute Mme St-Jean. 

Se préparer à cette deuxième vague

Si l’arrivée du virus a pris tout le monde par surprise au printemps dernier, cette fois-ci, les équipes de soins ont pu mettre en place différents protocoles et mesures pour limiter au maximum les infections. 

« Nous avons des plans d’action concrets prévoyant différents scénarios, afin de se préparer à toute éventualité et déployer les activités requises en minimisant les délais. Tout le travail accompli au cours de la première vague est le point de départ pour orienter le plan global de la deuxième.  Les cliniques désignées d’évaluation, les cliniques désignées de dépistage, la formation d’une équipe d’intervention hors hospitalier en PCI et la révision de certaines trajectoires sont quelques-unes des réalisations qui seront maintenues », indique Jade St-Jean.

Or si au printemps les autorités ont pu ouvrir des refuges permettant d’héberger des patients atteints de la COVID-19, notamment dans l’Hôtel Plaza de Valleyfield, il n’est pas possible, pour l’instant de savoir si l’expérience sera renouvelée. 

« Puisque l’Hôtel est encore en activité, nous ne pourrions y ouvrir une unité chaude comme nous l’avons fait au printemps. Pour l’instant, nous avons des zones chaudes dans nos CHSLD et pour les patients nécessitant une hospitalisation, nous avons une unité COVID de 30 lits à l’Hôpital Anna-Laberge », poursuit Mme St-Jean.

Et le personnel ? 

Quant aux membres du personnel présents à l’hôpital ou dans les milieux de vie pour aînés, Mme St-Jean indique qu’en date du 27 octobre, neuf employés étaient à ce jour, atteints de la COVID, sur les quelque 10 000 employés du CISSS de la Montérégie-Ouest. 

Évidemment, si les cas d’infections chez les soignants sont préoccupants, l’un des plus importants fardeaux que connait actuellement le système de santé est sans doute la pénurie de main-d’oeuvre. 

« La pénurie de main-d’œuvre qui était présente avant la pandémie est toujours présente, notamment pour répondre aux besoins de la population ajoutés par la COVID comme les cliniques de dépistage, les cliniques d’évaluations désignées, les zones chaudes, les sites d’hébergement temporaire, etc. », poursuit la porte-parole du CISSS de la Montérégie-Ouest.

Mme St-Jean précise tout de même que plusieurs actions ont été réalisées pour pallier à la rareté de main-d’œuvre. « Il y a eu l’ajout de près de 300 préposés aux bénéficiaires qui ont suivi la formation au cours de l’été. De plus, nous avons affiché plus de 1 500 postes en septembre dernier et nous avons proposé un rehaussement à temps complet, sur une base volontaire, à toutes les infirmières, inhalothérapeutes et infirmières auxiliaires. »

Qu’en est-il des patients non COVID ? 

« Toutes les activités du bloc opératoire comme les chirurgies urgentes, semi-urgentes et les chirurgies oncologiques ont été maintenues depuis le début de la pandémie. Nous avons également maintenu tous les traitements pour nos usagers atteints de cancer. Les chirurgies électives ont effectivement été suspendues lors de la première vague, mais les activités ont repris depuis et il  n’est pas prévu de les délester à ce moment-ci », conclut Jade St-Jean.

Écrit en collaboration avec Marie-Claude Pilon

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