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30 septembre 2020 - 11:00

PANDÉMIE COVID-19

Une deuxième vague bien différente de la première selon la direction de la Santé publique de la Montérégie

Jessica Brisson

Par Jessica Brisson, Journaliste

Si la première vague de la pandémie avait principalement touché les milieux de vie pour les personnes âgées, la seconde touche, quant à elle, beaucoup plus les jeunes, et sa circulation est beaucoup plus communautaire. C’est du moins ce qu’a laissé savoir la directrice de la Santé publique de la Montérégie, la Dre Julie Loslier, en point de presse virtuel, ce mardi. 

« Actuellement, les cas sont beaucoup plus jeunes avec plus de la moitié des cas qui sont chez les moins de 30 ans et la circulation est beaucoup plus communautaire », a souligné la Dre Loslier.

Si durant la première vague chaque cas pouvait donner lieu à moins de cinq contacts, actuellement on compte jusqu’à 40 contacts par cas d’infection. Ce phénomène s’expliquerait entre autres par le fait que les contacts sociaux et professionnels sont beaucoup plus nombreux. « Ça complique la gestion des cas par les équipes de la Santé publique », ajoute la directrice. 

Au moment d’écrire ces lignes, 65 éclosions étaient actives sur le territoire de la Montérégie. Près de 40% de ces éclosions seraient en milieu de travail et le tiers dans le milieu scolaire. 

« On recommence à avoir plus de cas dans les milieux de vie pour aînés et une légère hausse du nombre d’hospitalisations. Ce sont des indicateurs qui nous inquiètent », poursuit la Dre Loslier.

Lors du point de presse, la directrice de la Santé publique de la Montérégie a également souligné que les nouveaux cas d’infections étaient de plus en complexe notamment en raison du nombre de contacts par cas ce qui rend beaucoup plus difficile le retraçage. 

28 jours, est-ce suffisant?

Questionnée à savoir si le confinement partiel de 28 jours imposé par le gouvernement est suffisant pour renverser la vapeur, la Dre Loslier réplique: « On peut certainement améliorer la situation. Il ne faut pas oublier qu’un effort fait aujourd’hui ne se fera pas sentir automatiquement demain. »

« Il ne faut surtout pas voir les mesures comme étant une punition pour les territoires qui sont touchés. Je crois plutôt qu’il faut le voir comme une opportunité, un levier supplémentaire pour éviter que la situation se dégrade… L’objectif est de protéger les milieux vulnérables et surtout d’épargner des secteurs », ajoute la Dre Julie Loslier.

Chaque geste compte

« Je comprends que les nouvelles mesures annoncées sont difficiles pour tous. Ce qui est demandé est essentiel pour sauver des vies et éviter qu’on ait à prendre des décisions encore plus restrictives qui auraient des impacts négatifs importants. Ce qu’on demande, c’est un effort collectif pendant 28 jours qui sera réévalué par la suite. Chaque geste compte et chaque personne contribue à faire une différence », conclut la directrice. 

 

 

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