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31 mars 2020 - 09:29 | Mis à jour : 10:34

Septembre 2019

Accident de travail mortel au Port de Valleyfield: l’homme est décédé par asphyxie

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Le 12 septembre dernier, le Port de Valleyfield a été le théâtre d’un accident de travail mortel. En ce 31 mars, la CNESST dévoile les conclusions de son enquête et confirme que Normand Durnin, opérateur de machinerie lourde pour l’entreprise Pavage Bolduc inc. est décédé par asphyxie.

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Le jour de son décès, le travailleur devait décompter, à l’aide d'une pelle excavatrice, du concentré de zinc entreposé dans l'une des cales d'un navire amarré au quai du Port. Pour ce faire, il a accédé à l'intérieur d'une écoutille et descendu l'échelle fixe qui s'y trouvait.

Une quinzaine de minutes plus tard, il a été retrouvé inconscient dans une atmosphère appauvrie en oxygène. Les services d'urgence ont été appelés sur les lieux et M. Durnin a été transporté au centre hospitalier, où son décès a été constaté.

Conclusion de l’enquête: mort par asphyxie

À la suite de l’enquête, la CNESST a déterminé que l’oxydation du concentré de zinc se trouvant à la base de l'espace confiné de l'écoutille du navire a provoqué un abaissement de la concentration en oxygène à l'intérieur de celle-ci, asphyxiant le travailleur qui y a accédé.

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail précise aussi ceci dans son rapport. « Il faudra déterminer si des causes peuvent être attribuables à la gestion de la santé et la sécurité et à l'organisation du travail. Pour ce faire, le pouvoir d'enquêter au port de Salaberry-de-Valleyfield et sur le navire où est survenu l'accident appartient à Transports Canada étant donné que ces deux entreprises sont de compétence fédérale », relate-t-on.

C’est pourquoi aucune mesure corrective n’a été demandée à Pavage Bolduc inc.

Comment éviter un tel accident?

La CNESST rappelle que l'évaluation des dangers est l'étape clé de toutes les interventions en espace clos. Un moyen de contrôle devrait être associé à chacun des dangers répertoriés. Les principaux moyens de contrôle en espace clos sont :

  • la détection des gaz, y compris les concentrations en oxygène;
  • la ventilation avant et pendant les travaux;
  • le cadenassage et l'obturation des conduits;
  • l'utilisation des bons équipements de travail, de protections individuelle et collective et d'évacuation d'urgence;
  • l'application de procédures de travail appropriées et la formation des travailleurs.

Par la loi, l'employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l'intégrité physique de ses travailleurs. Il a également l'obligation de s'assurer que l'organisation du travail ainsi que les équipements, les méthodes et les techniques pour l'accomplir sont sécuritaires.

Les travailleurs doivent faire équipe avec l'employeur pour repérer les dangers et mettre en place les moyens pour les éliminer ou les contrôler.

Enfin, soulignons que la CNESST transmettra les conclusions de son enquête à Transports Canada afin que cette instance informe les gestionnaires des installations portuaires canadiennes des dangers liés à l'accès aux cales de bateaux, notamment en fonction du type de marchandise transportée.

Le rapport d'enquête sera également diffusé dans les différentes associations sectorielles ainsi qu'auprès des gestionnaires de mutuelles de prévention.

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