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21 novembre 2019 - 09:00

Depuis le mois d’octobre, ils sont formés sur les risques psychosociaux et la prévention du stress post-traumatique

Détresse psychlogique: la CÉTAM forme ses paramédics sur le stress post-traumatique

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Alors que la détresse psychologique est de plus en plus présente dans les milieux d’urgence au Québec, la CÉTAM prend les devants. Comment? En formant, depuis octobre, tous ses paramédics, soit près de 400 sur les risques psychosociaux et la prévention du stress post-traumatique.

Concrètement pour les régions de Vaudreuil-Dorion et Salaberry-de-Valleyfield, c’est 34 paramédics à temps plein, mais aussi à plus d’une centaine de temps partiels qui peuvent travailler sur ces secteurs et qui, par conséquent, ont eu ou recevront prochainement cette formation.

D’une durée de 4 heures, ce cours est le fruit du travail d’une sommité en la matière, Julie Nadeau, travailleuse sociale, formatrice et conférencière. « Heureuse de constater l’évolution des mentalités après 22 ans dans le domaine de l’urgence.  Que la CETAM décide de sensibiliser l'ensemble de son personnel paramédical aux risques psychosociaux inhérents à leur travail est un immense pas. C'est avec joie que je constate la très grande ouverture de l'ensemble des participants » souligne-t-elle.

Parmi les notions abordées  lors de cet atelier, on retrouve: la réalité des intervenants d’urgence en contexte de premiers répondants (premiers arrivés sur la scène, le chaos, la famille à gérer, les principaux enjeux psychosociaux des interventions d’urgence (patience mise à rude épreuve, peu de reconnaissance sociale, remise en question, le risque de «tomber» sur un membre de sa famille, les mythes sur la santé mentale), l'identification des agents stresseurs du quotidien et les événements traumatiques, la distinction entre les réactions normales et celles plus problématiques et l'inventaire de stratégies personnelles, d’équipe et organisationnelles.

« Il ne s’agit pas que d’avoir des équipes en place pour entourer les paramédics en difficultés, mais plutôt d’avoir des paramédics, des chefs d’équipe et des chefs de division ultra bien formés pour prévenir, supporter et prendre en charge un potentiel choc post-traumatique » renchérit Martin Benoit, directeur général de la CETAM.

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