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5 juin 2019 - 12:00

750 millions d'investissements d'ici cinq ans

Le CRTC lance le Fonds pour la large bande pour améliorer l’accès à l'Internet haute vitesse

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

C’est le 3 juin dernier que le CRTC lançait son tout premier appel de demandes relativement au Fonds pour la large bande. À terme, ce programme nécessitera des investissements maximaux de 750 millions de dollars sur cinq ans afin d’appuyer des projets dans des régions n’ayant pas Internet haute vitesse.

Bien que ce fait soit inconcevable pour certains, il faut mentionner que selon des données récentes, dans les territoires canadiens, aucun ménage n’a accès à des services du CRTC. Pire encore, 72 % des routes principales de ces régions n’ont pas de service sans fil mobile LTE ou 4G. Le fossé numérique est également important dans les collectivités dépendantes des satellites à l’échelle du pays qui ne sont pas connectées par voie terrestre précisait le CRTC lors du lancement de cette initiative.

Qui peut déposer des projets dans le cadre de ce programme d’aide financière? Tous les demandeurs qui cumulent plus de trois ans d’expérience dans le déploiement et l’exploitation d’une infrastructure à large bande au Canada. Les demandes peuvent porter sur des projets visant à construire ou à mettre à niveau l’infrastructure d’accès ou de transport pour l’Internet à large bande ou les réseaux sans fil mobiles.

Les entreprises qui soumettront un dossier devront investir financièrement dans leur projet et démontrer que celui-ci ne serait pas viable sans l’appui du Fonds pour la large bande. D’autres critères, de même que des détails sur la façon dont les demandes seront évaluées, sont présentés dans le Guide du demandeur. Les demandes doivent être soumises d’ici le 3 octobre 2019 à l’aide du formulaire du CRTC.

Le CRTC annoncera les projets sélectionnés à l’issue du premier appel de demandes en 2020. Un deuxième appel de demandes ouvert à toutes les régions du Canada sera lancé cet automne.

Cueillette d’informations au bureau de Anne Quach

Du côté du bureau de la députée de Salaberry-Suroît, Anne Quach, on indique être actuellement en train de recueillir les informations des municipalités partiellement desservies pour les transmettre au CRTC. Les informations reçues de petites compagnies qui installent internet haute vitesse / fibre optique en milieu rural ont déjà été acheminé au CRTC.

Cependant, Mme Quach indique que « ces compagnies nous indiquent que le processus de demandes de fonds est biaisé en faveur des grosses compagnies, et que les cartes déployées par le CRTC pour indiquer les zones déjà desservies par Internet haute vitesse sont erronées. Nous craignons que le processus actuel laisse encore des rangs et communautés éloignées sans service et nous encourageons les municipalités qui ne l’ont pas déjà fait de nous contacter pour nous indiquer les zones / rangs qui n’ont pas de service ou qui ont un service intermittent. Nous espérons ainsi palier aux manquements et faire en sorte que tout le monde ait la chance d’être branché. »

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