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29 mai 2019 - 08:00 | Mis à jour : 14:14

La violence, ça s'arrête ici

Lancement d’un nouvel outil 2.0 pour démystifier la violence conjugale

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

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En 2015, l’ensemble des services de police de la province enregistrait 19 406 infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal. Des 78 % des cas, les victimes sont de sexe féminin. Devant ces statistiques alarmantes, le www.contreviolenceauxfemmes.org, un site Internet, a récemment vu le jour.

Cette plateforme web est une initiative du Réseau des partenaires contre la violence faite aux femmes Jardins-Roussillon. Cette instance regroupe 18 organismes oeuvrant auprès d’une clientèle vulnérable qui s’inscrit malheureusement dans les données citées plus haut.

Informer sur les ressources existantes

L’objectif derrière ce nouvel outil 2.0? Informer la population et tous les partenaires du milieu des ressources existantes sur le territoire en matière de violence conjugale et sexuelle.

Concrètement, sur le www.contreviolenceauxfemmes.org, on peut accéder à de l’information sur cette problématique, aux projets de concertation, à des liens utiles, de même qu’à une liste de services offerts sur le territoire et leurs coordonnées.

« On a aussi intégré sur le site, une fonction pour permettre à l’usager de quitter rapidement celui-ci ou encore d’effacer ses traces. Ce sont des options recherchées souvent pas des gens qui vivent de la violence conjugale. On veut que les gens soient à l’aise de parcourir le site et de découvrir ce qu’il contient », précise Marie-Josée Lamarre, organisatrice communautaire au CISSS de la Montérégie-Ouest qui a travaillé à l’élaboration de ce nouvel outil.

La violence sexuelle: au coeur des préoccupations

Le Réseau des partenaires contre la violence faite aux femmes Jardins-Roussillon milite aussi pour faire connaître un autre type de violence, soit celle dite sexuelle. «  Le contexte social des dernières années avec le #moi aussi a permis, j’oserais dire-enfin-, de mettre la lumière sur la violence sexuelle, son ampleur, ses conséquences et les mythes et préjugés tenaces qui perdurent encore quant aux victimes et aux agresseurs », relate l’intervenante au sein du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel de Châteauguay (CALACS).

En 2015, on rapportait 5 806 infractions sexuelles, soit une augmentation de 10,4 % par rapport à l’année précédente. Les femmes étaient victimes de la majorité de ces crimes, en proportion de 86,8 %.

De façon générale, seulement 5 % dénoncent leur agresseur. «  Il est important de changer les choses et la meilleure manière de le faire est de diffuser largement la mise en ligne de ce nouvel outil. Au cours des prochains mois, nous en ferons la promotion via des affiches, des crayons, des signets et différents événements sociaux et communautaires. Nos partenaires feront de même », conclut Mme Lamarre qui précise qu'une somme de  1485 + taxes a été investie dans la conception du site. 

En entrevue avec Néomédia Valleyfield, l’agente sociocommunataire au Service de police de la Ville de Châteauguay, Nathalie Langevin donne des exemples des différentes déclinaisons de la violence conjugale.

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