Publicité
12 février 2019 - 08:00 | Mis à jour : 12:44

Bilan-Faim

41 634 dépannage alimentaire d'urgence pour Moisson Sud-Ouest en 2018

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Saviez-vous que chaque mois, 7 000 personnes souffrent d'insécurité alimentaire dans les MRC de Beauharnois-Salaberry, Vaudreuil-Soulanges et du Haut-Saint-Laurent? En 2018, l'organisme Moisson Sud-Ouest a répondu, par le biais de ses organismes accrédités, à 41 634 demandes d'aide alimentaire d'urgence, dont 27 % émanaient de ménages avec enfants. 

Ces données proviennent du Bilan-Faim 2018 qui conclut qu'au Québec, 100 000 personnes dont appel mensuellement aux Banques Alimentaires du Québec (BAQ). 

Pour Moisson Sud-Ouest, ces données sonnent non seulement le cri d’alarme des besoins toujours grandissants de la population, mais brossent aussi un portrait inquiétant de notre société en situation de plein emploi.

Les personnes vivant seules représentent plus de la moitié des demandes

Au quotidien, sur son territoire, Moisson Sud-Ouest confirme que plus de la moitié des demandes alimentaires d'urgence sont attribuables aux ménages de personnes vivant seules.

Sachant qu’au Québec ces ménages représentent 33,3% de la population1, ce déséquilibre démontre que de plus en plus de personnes seules vivent dans une situation de vulnérabilité alimentaire.

Le gaspillage alimentaire, une priorité pour Moisson Sud-Ouest

Bien au fait des enjeux du gaspillage alimentaire, Moisson Sud-Ouest initie et met en place des projets d’envergure afin de valoriser et de redistribuer ces surplus pour contrer l’insécurité alimentaire. En 2018, le « projet de conditionnement » a permis de conditionner 10 000kg de fruits et de légumes qui étaient destinés aux ordures. Le « programme de récupération en supermarché », qui connaîtra une deuxième phase de développement ce printemps, a quant à lui permis d’éviter le gaspillage de plus de 22 000kg de denrées pour cette même année.

« On dit qu’il faut tout un village pour élever un enfant, mais ce village doit aussi cultiver la dignité et la solidarité. Si, en tant que nation dite riche, nous ne pouvons nous préoccuper de ce que mangera notre voisin, c’est que nous avons perdu le sens de ce qu’est une communauté. Les Banques alimentaires du Québec ont vraiment du cœur au ventre et nous avons le devoir de contribuer au bien-être de chacun, car nul ne sait si demain ce sera nous qui aurons besoin d’aide alimentaire », confie Boucar Diouf, porte-parole des Banques alimentaires du Québec. 

« Le rôle essentiel des Moissons demeure une évidence avec les données du Bilan-Faim 2018 : la demande est toujours aussi importante. Nous avons la responsabilité collective d’assurer la sécurité alimentaire sur tout le territoire. Or, actuellement, les ressources financières ne suffisent pas. Nos services sont vitaux et doivent être reconnus comme essentiels à l’autonomisation des personnes fragilisées », conclut Julie Bergevin, Directrice générale, Moisson Sud-Ouest. 

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





Valleyfield se réserve le droit de ne pas publier ou de retirer les propos diffamatoires, obscènes, ainsi que les commentaires discriminatoires, tout comme ceux incitant à la haine ou la violence. De plus, l'écriture phonétique et les messages écrits en lettres majuscules ne seront pas acceptés.

Vous souhaitez commenter cet article ? Faites-le de façon intelligente. Quoique certains internautes se croient à l’abri en publiant des commentaires et en nous donnant de faux courriels, il est très facile de les retracer. En cas de plainte pour diffamation ou menaces, Valleyfield collaborera avec les autorités en leur remettant les informations desdites personnes.