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11 janvier 2021 - 15:30

Transfert de patients atteints de la COVID-19

Hôpital du Suroît: Faute de lits, des patients sont soignés à Sherbrooke

Jessica Brisson

Par Jessica Brisson, Journaliste

N’ayant pas de lits dédiés aux patients atteints de la COVID-19, aux soins intensifs de l’Hôpital du Suroît, le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Ouest (CISSSMO) transfère désormais ses patients au CHU de Sherbrooke.

Face à la hausse importante du nombre d’infections dans la région, l’Hôpital du Suroît s’est vu dans l’obligation de transférer ses patients en Estrie. « En fait, c’est l’équipe de coordination des lits des soins intensifs du Québec qui a autorisé le transfert vers Sherbrooke puisque l’établissement en a les capacités », explique Jade St-Jean, conseillère-cadre aux communications pour le CISSSMO.

À l’heure actuelle, 30 lits dédiés aux patients atteints du coronavirus sont accessibles du côté de l’hôpital Anna-Laberge, à Châteauguay, et aucun du côté de Valleyfield. Toutefois, aucun lit à l’unité des soins intensifs n’a été déployé. « Nous travaillons actuellement pour ouvrir cinq lits pour les patients dits COVID, aux soins intensifs de l’hôpital Anna-Laberge, à la demande du ministère de la Santé », poursuit Mme St-Jean.

Selon la conseillère aux communications, le taux d’occupation de l’unité COVID de l’hôpital Anna-Laberge oscille quotidiennement entre 80% et 97% depuis plusieurs semaines.

La pénurie de main-d’oeuvre se fait durement sentir

Délestage, arrêt de travail, congé de maternité, le manque de personnel est criant depuis plusieurs années et se fait durement sentir dans les différentes unités de soins. Dans l’ensemble du réseau du CISSSMO, c’est environ 400 employés qui, chaque jour, ne sont pas à leur poste respectif. Soit ils sont délestés, en congé ou en retrait préventif.

« Actuellement, nous sommes au niveau d’alerte 4, soit le plus élevé, au niveau du délestage dans les hôpitaux du CISSSMO. Nous avons fermé deux salles de chirurgie dans chacun des établissements et nous avons réduit nos services dans les CLSC, où nous sommes à 35% de notre capacité. Nous avons aussi rehaussé nos infirmières à temps plein, malgré tout, le manque de personnel est un enjeu majeur », ajoute Jade St-Jean.

Si l’ouverture prochaine de cinq lits aux soins intensifs pour les patients atteints de la COVID peut sembler une bonne idée, il n’en reste pas moins que de recruter du personnel dédié reste un défi. « Une unité de soins intensifs pour la COVID-19 demande une organisation tout autre, une logistique, du personnel dédié et formé, des équipements spéciaux. C’est là que le délestage entre en ligne de compte », de dire la conseillère aux communications.

La transmission communautaire: le noeud de la guerre

Les plus récentes données sur l'évolution de la COVID-19, au Québec, font état de 1 869 nouveaux cas pour le 10 janvier. Elles font également état de 51 nouveaux décès dont 18 sont survenus dans les 24 dernières heures. 56 nouvelles hospitalisations ont aussi été enregistrés portant le total à 1436. De ce nombre, 211 se trouvent aux soins intensifs.

Dans Beauharnois-Salaberry, 158 nouveaux cas ont été signalés entre le 4 et le 10 janvier. 

« En Montérégie, la transmission communautaire est très soutenue depuis plusieurs semaines déjà. C’est pour cela entre autres qu’il est important que les gens comprennent que les nouvelles mesures qui sont annoncées doivent être respectées. Elles ont un impact direct sur le système de santé et le personnel soignant qui travaille sans relâche depuis le mois de mars », conclut Jade St-Jean.

Rappelons finalement que toute personne présentant des symptômes de COVID-19 doit se présenter à l’une des cliniques désignées, et non à l’urgence, afin de subir un test de dépistage.

 

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