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Élections provinciales du 3 octobre 2022

Entrevue avec Claudine Desforges - 2ème partie

durée 17h00
8 septembre 2022
durée

Temps de lecture   :  

5 minutes

Par Jean-Michel Lhomme, Journaliste
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Claudine Desforges se présentera pour la première aux élections dans le comté de Beauharnois, sous les couleurs du Parti Québécois. Fervente indépendantiste,  la candidate présente sa vision d'un comté et d'une province qui passerait sous pavillon péquiste.

Entrevue avec Claudine Desforges - Partie 2/2

(Cet entretien est disponible en version audio sur le site web de Néomédia Vaudreuil-Soulanges)

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Concernant les transports en commun : Pensez que ce soit uniquement une question d'offre ? Si demain, comme ce que propose le Parti Québécois, il y a une offre qui est plus accessible, plus riche et moins chère, est-ce que ça suffira à convaincre les Québécois à prendre les transports en commun et donc aller contre cette habitude bien installée de prendre sa voiture individuelle pour aller travailler, pour aller magasiner et plus généralement pour se déplacer ?

Claudine Desforges : « Je le pense oui. Je peux vous parler de mon expérience personnelle parce que je mets l'essence dans mon auto une fois aux trois mois. Car je me sers beaucoup d'autres moyens. 

On insiste pour que les gens réduisent les gaz à effets de serre (GES) et je pense que les gens sont bien au courant des moyens nécessaires pour y arriver si on les encourage, si on leur donne les moyens, si on leur donne l'accès facile, c'est une habitude qui peut être prise. Moi, ça fait des années que j'ai réduit mes GES. J'ai une auto comme tout le monde, car je ne peux pas tout faire à pied.

Mais pour tout ce qui est des déplacements locaux, les gens sont capables. 
Si on fait les choses bien, comme ils l'ont fait pour la récupération des déchets organiques, on voit que ça fonctionne. » 


On a parlé de santé, on vient de parler de transport. Quels sont les autres enjeux locaux que vous souhaiteriez défendre ou mettre en avant en cas d'élection ? 

Claudine Desforges : « Je souhaite investir dans le communautaire. Investir dans tous ces gens qui travaillent sur le terrain pour que les citoyens aient une meilleure vie et une meilleure qualité de vie. Qu’on parle des femmes, qu'on parle de la maison des enfants de Beauharnois, qu'on parle des aînés, qu'on parle de tous ces gens qui travaillent bénévolement, souvent au niveau du terrain. On doit les écouter, entendre leurs besoins et s'asseoir avec eux pour une meilleure qualité de vie. 

Qu'on les écoute aussi pour les soins à domicile. J'étais à une assemblée générale la semaine passée. J'ai écouté leurs besoins. J'ai écouté ceux qui ont besoin que les subventions arrivent à finalité. 

Si on vote pour moi le 3 octobre, j'ai l'ambition de continuer à m'investir avec eux pour que les aînés soient enfin reconnus. Je souhaite aussi travailler en prévention dans la santé, parce que c'est la bonne façon de réduire les besoins en santé.

Et puis, dans un Québec souverain, on pourrait accomplir toutes ces choses plus facilement parce qu'on aurait nos richesses, nos Québécois, nos gens différents, notre culture, notre langue française qui pourrait être la force de la richesse. » 


Qu'est-ce qui changera pour les Québécois et les Québécoises si le 4 octobre au matin, le nouveau Premier ministre s'appelle Paul Saint-Pierre Plamondon ?

Claudine Desforges : « Bravo ! bravo ! Bravo parce que ce monsieur Paul Saint-Pierre Plamondon c'est une personne solide. À le côtoyer, on s'aperçoit qu’il a une très grande capacité à intégrer les citoyens, les gens, les Québécois. Il a des propositions pour un vrai changement. 

Je pense que le Québec mérite un Paul Saint-Pierre Plamondon. Et si vous votez pour moi le 3 octobre, je suis certaine que, moi aussi, avec cette équipe du Parti Québécois, je pourrais promulguer la souveraineté, l'indépendance et plus de souverains à l'Assemblée nationale. » 


Quel serait le plan de match ? Imaginons Paul Saint-Pierre Plamondon soit Premier ministre. Imaginons vous êtes élue députée de Beauharnois. Puisque votre projet c'est l'indépendance, est-ce que les Québécois doivent s'attendre à un référendum dans les semaines ou dans les mois qui suivront une éventuelle accession au pouvoir du Parti Québécois ?

Claudine Desforges : « Nous allons commencer par mettre en œuvre les propositions du Parti Québécois : 

Améliorer la première ligne d'accès aux soins et faire en sorte de désengorger les hôpitaux.

Faire du réseau de la santé le meilleur employeur. J'ai travaillé en pharmacie pendant 35 ans. J'étais aux organisations syndicales pour aider au soutien des employés de soutien des infirmières. J'ai connu leur leurs difficultés. Il est temps qu'on leur donne un meilleur salaire, de meilleurs emplois et qu'on devienne le meilleur employeur.

Je veux insister sur le mot « prévention », car tout ce qu'on propose au Parti québécois, c'est d'arriver à rejoindre nos gens par la prévention et pas attendre que les choses se passent.  

En environnement, on veut réduire les GES. On ne peut plus ignorer que ça va mal. Depuis des années, il n'y a rien qui se passe. Moi, j'étais là il y a 20 ans quand on a commencé à dire que tout dépassait l'entendement. Alors le changement, c'est l'indépendance qui nous aidera à être nous-mêmes chez nous, notre culture, nos richesses. » 


Lors de vos porte-à-porte, vous rencontrez les citoyens et les citoyennes de Beauharnois. Lorsque l'un d'eux vous dit qu'il n'ira pas voter, quels sont les arguments que vous développez pour le convaincre de se rendre à l'urne le 3 octobre prochain ?

Claudine Desforges : « Premièrement, je lui ai dit c'est moi qui me présente ici. Je connais à peu près tout le monde ici. Je suis dans toutes les sphères de mon comté. À tous les niveaux : au niveau du sport, au niveau de l'accès logis, au niveau des personnes différentes, avec les aînés, avec les enfants, avec le fleuve avec les usines de produits chimiques… Je rencontre dans la rue, je connais tout le monde et tout le monde me connaît et de plus en plus « c'est toi qu'on a vu sur la pancarte ? Bonne chance, je vais voter pour toi. » 

Mais pour la personne qui dit « Moi je pense que je vais réfléchir », je leur dis que c'est très bien. Écoutez ma campagne, mais écoutez aussi celles des autres partis. Puis je leur dis que je crois à l'indépendance, à notre force, notre richesse. Enfin je les invite surtout à suivre la campagne.
Ce serait bien que tout le monde aille voter cette année. »


La campagne va être intense jusqu'au moment de l'élection. Que ferez-vous le 4 octobre au matin ? 

Claudine Desforges : « Je suis prête pour un Québec en devenir. Je suis déjà dans le cercle politique, par ma contribution au comité exécutif. Je travaille déjà au niveau local et j'espère bien pouvoir aller représenter mon comté de Beauharnois, en tant que députée provinciale à Québec. Une ville que j'adore d'ailleurs. Elle fait partie de mon Québec. C'est une ville extraordinaire. » 

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À lire également : 

Entrevue avec Claudine Desforges (PQ) : Partie 1

Entrevue avec Claude Reid (CAQ) : Partie 1 - Partie 2

Entrevue avec Emilie Poirier (QS) : Partie 1 - Partie 2

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