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20 juillet 2021 - 19:00 | Mis à jour : 19:12

Élection fédérale 2021

Candidature de Linda Strong-Gallant: Pourquoi se lancer en politique?

Benjamin Richer

Par Benjamin Richer, Journaliste

C’est officiel, Linda Strong-Gallant, propriétaire de l’Auberge des Gallant, fait le saut dans l’arène politique. Cette dernière, qui a annoncé ses couleurs jeudi dernier en conférence de presse, explique les raisons qui l’ont motivé à finalement se lancer.

Cela fait un moment déjà que Linda Gallant pense à la politique, au point où lorsqu’elle était jeune, elle évitait tout ce qui pouvait nuire à sa réputation. Cela allait même jusqu’à ses fréquentations, témoigne-t-elle.

Celle-ci ajoute qu’elle aurait voulu poursuivre ses études en science politique, mais qu’elle a dû rapidement aller sur le marché du travail.

C’est toutefois devant la situation politique actuelle de la région que la tentation a été plus forte qu’elle. « Salaberry-Suroît, ça va faire presque 20 ans que nous sommes dans l’opposition et c’est certain que ça nuit en ce qui a trait à notre développement. Ce n’est pas correct. Je veux que nous puissions en profiter autant que les régions voisines », indique-t-elle.

Malgré tout le respect qu’elle a pour Claude DeBellefeuille, députée de la circonscription pour le Bloc Québécois, Mme Gallant affirme qu’« elle n’a aucun pouvoir, ce n’est pas elle qui va influencer le gouvernement ».

Elle estime donc que le Pari libéral du Canada était ainsi le parti qui rejoignait le plus ses valeurs, mais qui constituait aussi le meilleur véhicule pour représenter la région.

Mme Gallant ne prévoit en revanche pas faire de la partisanerie. « Je vous avoue que dans tous les partis, il y a des dossiers qui vont venir me chercher. »

Les dossiers prioritaires

Si Linda Gallant est élue aux prochaines élections fédérales, elle souhaite se pencher de prime à bord sur le dossier de l’immigration avec les travailleurs saisonniers. « On a besoin de ces gens-là », souligne-t-elle.

Que ce soit dans les secteurs de l’agriculture, récréotouristique ou même dans le secteur de la santé, elle compte travailler afin d’augmenter le nombre de permis et leurs durées.

Mme Gallant espère également apporter son soutien aux organismes communautaires de la région, notamment pour les personnes atteintes de maladie mentale et leur entourage.

Apporter son vécu en politique 

Elle confie avoir un membre de sa famille qui a été diagnostiqué avec des troubles mentaux en 1998. Ceux-ci étaient assez graves pour que cette personne séjourne à l’hôpital psychiatrique Douglas à Montréal. Ce dernier aurait fait en moyenne une psychose par année pendant une décennie selon les dires de Mme Gallant.

« Quand ça t’arrive, la Terre arrête de tourner. C’est difficile à accepter parce qu’il y a peu de choses qu’on peut faire pour cette personne », témoigne-t-elle.

Devant son impuissance face à cette situation, Mme Gallant a fondé une association de parents et de proches, qui aura duré quelques années, afin de les épauler et de leur donner espoir. « Quand quelqu’un est malade, c’est toute la famille qui est malade », ajoute-t-elle. Mme Gallant aura aussi siégé au conseil d’administration de l’hôpital durant cette période.

Elle souhaite donc apporter son expérience personnelle dans sa vie politique pour soutenir des projets sociaux ou agir comme une oreille pour la population. « Je comprends que c’est une compétence provinciale, mais j’ai le droit de leur donner mon appui et de reconnaître les besoins essentiels dans la région », considère-t-elle.

Quitter ses fonctions

Linda Gallant se sera impliquée à l’Auberge des Gallant pendant près de 40 ans. « Comme toute mère, on a un petit pincement quand nos enfants quittent le nid familial. Je vous dirais que c’est la même chose pour l’auberge. Mais un bon entrepreneur va s’assurer de s’entourer de personnes meilleures que lui […] pour qu’un jour l’entreprise ne soit pas dépendante de sa personne », spécifie-t-elle.

En plus de ses deux fils qui prendront le relais de l’auberge, qui fêtera d’ailleurs ses 50 ans d’activité en janvier, cette dernière a récemment engagé un nouveau directeur général détenant 16 ans d’expérience au Château Bromont.

À l’âge de 63 ans, Mme Gallant n’envisage pas une carrière politique. Elle précise qu’elle aurait très bien pu rester à l’auberge pour la paye, mais c’est vraiment d’être une voix pour la région qui l’a poussé à faire le saut.

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