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15 juillet 2021 - 21:31

« Je veux être une voix forte pour la région »

Linda Strong-Gallant se présente pour le Parti libéral du Canada dans Salaberry-Suroît

Benjamin Richer

Par Benjamin Richer, Journaliste

C’est sur les lieux de la Sucrerie des Gallant à Très-Saint-Rédempteur que sa propriétaire, Linda Strong-Gallant, a annoncé ce jeudi qu’elle briguera un premier mandat pour le Parti libéral du Canada (PLC) dans Salaberry-Suroît.

Pour l’occasion, la ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly, qui a aussi le mandat de codiriger la campagne électorale du PLC, était présente pour annoncer la candidature de Mme Strong-Gallant. Elle a avoué que cela faisait longtemps que le parti la convoitait et qu’elle était la première sur la liste.

« On est capable d’avoir non seulement une voix forte qui est impliquée depuis des années dans la région, mais plus que ça, une femme qui est proactive, une femme d’action, une femme qui est capable de comprendre la réalité du monde de chez elle et qui est capable par la suite de créer des opportunités, de les défendre, d’être en mesure de réaliser des projets, d’avoir des investissements ici, de créer des emplois, mais surtout d’être élues la prochaine députée de Salaberry-Suroit », a-t-elle lancé en guise d’introduction.

La candidature de Mme Strong-Gallant était la première que le parti faisait en vue de possibles élections fédérales en automne. Même si elle revenait tout juste d’une rencontre avec Justin Trudeau, Mme Joly n’a toutefois rien confirmé à ce sujet. « Ça dépend de l’opposition et de la décision du premier ministre. Je ne suis pas dans le secret des dieux », a-t-elle affirmé.

Cette dernière, qui a l’objectif d’attirer plus de femmes en politique, avec une pandémie qui a surtout affecté des secteurs d’activités qui les concernent, se réjouit de cette annonce.

Regagner la région

Linda Strong-Gallant a débuté son discours en disant : « Je suis fière d’être québécoise ». Elle ne cache pas ses intentions d’être une voix forte pour la région à Ottawa.

Cela fait maintenant plus de 20 ans que la comté de Salaberry-Suroît n’a pas été du côté du parti au pouvoir. Une tendance que Mme Strong-Gallant voudrait bien renverser.

« Je souhaite de tout cœur que notre région sorte de l’opposition et qu’elle prenne sa place à la table des décisions. La critique est tellement facile quand nous savons que nous ne serons jamais au pouvoir, mais moi j’aime faire partie de la solution, et quand on critique, j’aime ça apporter des solutions. Notre région ne mérite pas que ce qu’on a en ce moment », a-t-elle indiqué.

Bien qu’elle soit particulièrement connue dans Vaudreuil-Soulanges et Salaberry-de-Valleyfield, Mme Strong-Gallant devra s’attaquer à la région du Haut-Saint-Laurent, où elle l’est moins. « Sincèrement je ne vais pas attaquer, mais je vais les charmer. Je connais bien cette région pour y avoir passé ma jeunesse. Ma mère vient de Sainte-Anicet, il y a le parc Safari avec qui j’ai travaillé sur le développement de leur zoo, les acériculteurs avec Ma Cabane à la maison. Dans cette région-là, peut-être qu’ils me connaissent moins, mais ça va me faire un plaisir d’aller les rencontrer », prévoit-elle.

Expertise en tourisme

Mme Strong-Gallant compte sur ses années d’expérience comme entrepreneure dans le domaine du tourisme et son implication dans la communauté pour gagner le cœur de l’électorat.

« Ma vie entière a été passée dans le Suroit à défendre tout ce qu’une femme pouvait faire. En plus du tourisme, en plus de l’agriculture et de la sucrerie, vous me connaissez comme une battante qui n’a surtout pas peur des défis. Je me suis battue toute ma vie afin de faire reconnaitre le Suroît comme une destination quatre saisons », a-t-elle expliqué.

La prochaine candidate dans Salaberry-Suroît se dit ainsi profondément attachée à la région. « J’ai élevé ma famille ici, je suis une mère, une grand-mère, une femme entrepreneure et acéricultrice qui opère un commerce et une ferme érablière. Je vis des défis au quotidien. Je connais nos richesses et nos faiblesses, je connais la réalité des familles, des affaires, de l’agriculture et des services sociaux pour en avoir soit utilisé ou pour aider par le passé », témoigne-t-elle.

Cette dernière a aussi ajouté qu’elle souhaite soutenir davantage les entrepreneurs, durement touchés par la pandémie, notamment en ce qui concerne la pénurie de personnel. Le secteur récréotouristique en est un bon exemple.

Mme Strong-Gallant n’a néanmoins pas précisé dans quel ministère elle aimerait s’impliquer, malgré que le tourisme serait le choix tout indiqué. « Je vais laisser le patron décider. Je vais faire ce qu’il va me demander de faire, c’est le rôle d’un bon député d’être présent quand on nous appelle », a-t-elle exprimé.

Elle a conclu en disant laisser les rênes de l’Auberge des Gallant à ses enfants qui selon ses dires, attendaient juste ça pour prendre leur place dans l’entreprise. Elle sera aussi forcée de quitter son poste de présidente du comité Tourisme du Développement Vaudreuil-Soulanges (DEV) en temps et lieux.

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