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27 août 2020 - 13:00

Annonce du gouvernement du Québec

Deuxième vague: les services de garde éducatifs demeureront ouverts

Par Inès Lombardo, Journaliste

En cas de seconde vague de la COVID-19, les ministres de la Santé Christian Dubé et de la Famille Mathieu Lacombe ont confirmé ce matin que les services de garde éducatifs à l'enfance resteront ouverts. Une exception confirmera la règle, si une éclosion est déclarée à l'intérieur d'une structure.

Alors qu'un questionnaire a été publié en début de semaine pour que les Québécois puissent autoévaluer leurs symptômes et être redirigés selon leurs réponses, le gouvernement poursuit sa dynamique, basée sur les chiffres. Pour officiellement annoncer le maintien des services de garde ouverts, Mathieu Lacombe s'est appuyé sur le nombre de cas compilé ces six derniers mois, avec "seulement" 123 cas de COVID-19, dont 57 enfants recensés dans les installations de garde.

« Ces chiffres sont marginaux donc encourageants, a-t-il fait valoir. Les risques restent très faibles si l'on garde ces services ouverts. Je rappelle que ces milieux sont aussi un filet de sécurité pour les enfants vulnérables »

Évidemment, cette décision est accompagné de plusieurs précautions.

Les mesures de base poursuivies

Parmi les directives qui ont fonctionné jusqu'ici, Québec a évoqué la taille des groupes. Le plan actualisé à la mi-août rappelle le ratio d'une éducatrice ou d'un éducateur pour 20 élèves maintenu à la rentrée dans les services de garde, et cela ne change pas pour l'instant.

Le port de l'équipement de protection demeure un autre incontournable, sachant que le stock actuel est prêt pour couvrir le réseau de garde jusqu'en décembre.

Il a été précisé ce jeudi que l'accueil des enfants devra, dans la mesure du possible, se faire à l'entrée du CEP ou de la garderie pour éviter le va-et-vient des parents. L'accompagnement de l'enfant est possible (par exemple, pour les tout-petits qui reviennent d'une longue période chez eux) mais l'accès aux locaux reste interdit aux parents en tout temps.

Un accès aux tests plus rapide en cas de symptômes

L'une des grandes questions des parents concerne la gestion des symptômes, dont certains peuvent être confondus avec ceux de la grippe. Que faire si son enfant à le nez qui coule ou tousse un peu? Ici encore, l'outil en ligne (mentionné plus haut) est l'une des clés sur lesquelles Québec se repose.

« Le nez qui coule n'est pas un symptôme pour lequel il faut retirer l'enfant selon la Santé publique », a cru bon de rappeler Mathieu Lacombe

De son côté, le Dr Richard Massé a précisé que la première journée servira d'observation pour un parent ou une éducatrice qui a repéré un symptôme chez un enfant. S'il persiste et est accompagné de nouveaux symptômes le second jour, le questionnaire servira à déterminer s'il y a lieu de téléphoner pour accéder au test ou s’il faut consulter.

En cas d'éclosion au sein d'un service de garde, l'accès au dépistage pour les enfants et le personnel concernés sera facilité.

S'il y a une recrudescence des cas, un reconfinement par région ou par secteur reste possible, selon Québec, mais les services de garde resteront ouverts. Si l'éclosion intervient au sein d'un service de garde, seule la structure concernée devra  fermer. Le réseau entier des services de garde ne sera pas touché.

Dans cette éventualité, Mathieu Lacombe a assuré que les gestionnaires pourront communiquer directement avec responsable de la santé publique de leur région.

« On sait que les éclosions vont arriver, a anticipé le ministre de la Santé. Je veux rassurer les parents, on suit ça de très près, tous les jours ».

Toujours dans une hypothèse d'éclosion et donc de fermeture d'un service de garde, Québec a confirmé que le financement habituel du réseau sera maintenu. De fait, la contribution des parents aussi.

Respect des bulles

Un hic demeure: un manque de cohérence a été soulevé par certains parents et syndicats par rapport à l'éclatement des bulles dans les services de gardes, alors qu'elles sont en place dans les écoles. Christian Dubé a tenté de clarifier: le grand principe reste le respect des bulles toute la journée, que ce soit au sein du service de garde ou dans le parascolaire.

Pour rappel, Québec a pris la décision de ne pas donner le feu vert aux activités parascolaires qui ne pourraient pas respecter cette règle.

Christian Dubé a ajouté qu'une investigation sera mise en place en cas d'éclosion à l’intérieur d’une même bulle ou d'un même groupe. À voir si les faits suivent la théorie.

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