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18 décembre 2018 - 09:00

Une session parlementaire d'automne marquée par des actions fortes de la part de la députée et un gouvernement qui renie ses promesses.

La députée Anne Minh-Thu Quach revient sur la dernière session parlementaire

La session parlementaire s’est achevée jeudi dernier et la députée NPD Anne Minh-Thu Quach (Salaberry—Suroît) dresse le bilan depuis septembre : l’action gouvernementale est à la remorque des revendications citoyennes.

De l’environnement à la négociation des traités de commerce international, les libéraux ont démontré qu’ils privilégiaient leurs amis les plus riches et les grandes entreprises alors que les gens demandent des actions concrètes pour réduire les inégalités. 

« D’un point de vue économique, le grand sujet de conversation a été le nouvel accord de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique. Le secteur manufacturier a vu son accès aux États-Unis maintenu et c’est une bonne nouvelle. Par contre, les libéraux ont totalement sacrifié notre agriculture locale, en ouvrant la gestion de l’offre pour faire plaisir à Donald Trump. Nous sommes maintenant à une ouverture à près de 10% de produits laitiers étrangers autorisés. Avec les concessions supplémentaires, la suppression des protections contre le lait diafiltré et le droit de regard donné à l’administration américaine, il est clair qu’ils ont abandonné nos producteurs qui ne savent toujours pas comment ils seront compensés », dénonce la députée.

Très peu discuté dans cet ALENA 2.0, l’environnement demeure un enjeu important pour la circonscription. Tout d’abord, on peut se réjouir enfin de la fin du Kathryn Spirit qui menaçait notre eau potable.

« Cette bataille que nous avons menée contre les propriétaires et le gouvernement fédéral est presque finie. Par contre, en donnant des millions de dollars aux pollueurs, le gouvernement libéral n’a pas agi dans l’intérêt de la population », explique Anne Quach.

Ensuite, sur le plan de la lutte aux changements climatiques, les scientifiques du GIEC nous ont annoncé que les gouvernements avaient moins de 12 ans pour agir. Où est le plan du Canada?

« À mon échelle, j’ai appliqué des changements et continue de modifier les façons de travailler : mon bureau a obtenu la certification de niveau 2 d’Environnement Québec pour son bureau et on compense les émissions émises lors de mes trajets entre Ottawa et la circonscription en plantant des arbres chaque année. Je continue à sensibiliser d’où l’assemblée publique du 2 décembre sur les changements climatiques : 120 personnes sont venues comprendre, discuter et trouver des solutions ensemble. Et tout le monde exigeait plus du fédéral. Les conclusions sont : il faut agir rapidement et le gouvernement fédéral doit se doter d’un plan global pour atteindre les cibles qui nous permettrait de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius », explique la députée Anne Quach.

Pour l’instant, les annonces libérales ne donnent ni limite ni objectif de diminution des émissions de GES du secteur énergétique et le vérificateur général a expliqué dans son rapport que le Canada va manquer ces cibles par près de 66 mégatonnes de C02.

« Nous avons appris au cours de l’automne que certains secteurs ne seront pas soumis en totalité à la tarification sur le carbone notamment les hydrocarbures. Une autre promesse libérale brisée! De leur côté, les conservateurs veulent à tout prix faire revivre Énergie Est qui passerait sous nos eaux et sur nos terres agricoles. Nous devons cesser d’avancer à reculons. Il faut mettre en avant des politiques de développement durable qui ne laisseront personne sur le bord du chemin », affirme la députée Anne Quach.

« Cela passe notamment par des règles plus strictes sur les émissions et une aide pour nos municipalités, PME et les habitants pour financer leurs plans de transition. Au NPD, nous proposons un fonds fédéral pour les municipalités pour aider toutes les actions locales qui diminueront nos émissions de gaz à effet de serre », affirme la députée.  

Concernant les questions sociales, le gouvernement a fait un pas en avant et deux pas en arrière en particulier sur la question de l’équité salariale et des droits des travailleurs, notamment avec la loi forçant le retour au travail des travailleuses et travailleuses des Postes. 

« L’équité salariale a enfin une loi au niveau fédéral malheureusement il y a encore des lacunes, surtout par rapport à la publication des salaires.  Au moins le principe est inscrit dans la loi : à compétence égale, salaire égal. Par contre, les libéraux ont imité les conservateurs de Stephen Harper en déposant une loi spéciale forçant les travailleuses et travailleurs des Postes à retourner travailler sans pouvoir négocier avec leur employeur. le gouvernement libéral s’est une nouvelle fois positionné en faveur des patrons.  Ceci est totalement inacceptable de la part de Justin Trudeau qui oublie les principes de ce pays et brise les promesses qu’il a faites », conclut la députée. 

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