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12 octobre 2018 - 11:34 | Mis à jour : 11:59

Le Kathryn Spirit est maintenant chose du passé

Au bout d’une saga qui aura duré 7 ans, le Kathryn Spirit est désormais chose du passé. Anne Minh-Thu Quach, députée de Salaberry-Suroît, se réjouit du dénouement mais elle conserve un goût amer de cette mésaventure.

Le vendredi 12 octobre à 10h, le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau a confirmé la fin de la saga qui a duré sept ans. Rappelons que le Kathryn Spirit était amarré à Beauharnois, sur les rives du Lac Saint-Louis, depuis sept ans. 

« Les progrès annoncés aujourd'hui montrer l'engagement durable du gouverneent du Canada à s'occuper des navires préoccupants afin qu'ils ne posent aucun risque pour le public ou le milieu marin. Das le cadre du Plan de protection des océans, nous avons mis en place une stratégie nationale complète pour aider à empêcher que des situations comme celle du Kathryn Spirit ne se reproduisent. Aujourd'hui, nous franchissons un nouveau jalon dans le nettoyage des voies navigables canadiennes », précisait M. Garneau lors de son allocution devant le maire Bruno Tremblay et les députés régionaux. 

Un projet de loi troué 

Le projet de loi C-64, initié par les Libéraux, sous sa forme actuelle est intéressant, mais il comporte plusieurs trous selon Anne Quach.

« Par exemple, les sanctions sont insignifiantes en cas de non-respect des délais prévus au contrat. Il n'y a aucun registre des épaves actuelles qu'on retrouve au Canada. Selon nos informations, on en compterait 700 actuellement au pays. Dans ces conditions, comment peut-on gérer leur démantèlement et de faire un suivi rigoureux ?», questionnait-elle plus tôt en septembre aux côtés de son collègue Alexandre Boulerice. 

Le NPD aimerait que les entreprises soient obligées de respecter les délais prévus et qu'on prévoie des sanctions en cas de non-respect de ceux-ci. Il demande aussi que ce soit les entreprises qui paient pour faire le ménage de ces épaves et qu'on prévoie des mécanismes pour mettre en place une industrie de récupération de ces bateaux. Cela permettrait de créer des emplois verts selon les deux élus. 

« Après avoir pressé les gouvernements conservateur et libéral d’agir dans les dernières années, je ne peux que saluer la patience des gens de Beauharnois. Ils retrouvent enfin leur rive, et cette épée de Damoclès environnementale va enfin disparaître. Je tiens du même souffle à remercier tous ceux et celles qui ont été à mes côtés dans ce combat : les élus, les citoyens, les médias locaux et nationaux. Sans eux, on ne serait pas où on en est aujourd’hui », lance d’entrée de jeu la députée du Nouveau Parti démocratique (NPD).

Selon elle, cette mobilisation nécessaire en dit long sur l’inaction des gouvernements Harper et Trudeau.

« Un gouvernement responsable et conscient de la sécurité de ses citoyens aurait-il laissé un vieux rafiot contenant des matières dangereuses dépérir pendant 7 ans? Je ne crois pas, commente Anne Minh-Thu Quach. Nous avons été chanceux que l’histoire se termine bien mais cela n’est dû qu’à la proactivité locale qui a brisé l’inertie gouvernementale. »

Elle se questionne aussi sur le jugement du gouvernement en place. Au total, la saga du Kathryn Spirit aura coûté près de 24 millions de dollars aux contribuables. De ce montant, au moins 8 millions iront à la compagnie qui a amené l’épave en 2011. 

« Rappelons que c’est le gouvernement de Justin Trudeau qui a choisi cette compagnie faisant partie du consortium  pour démanteler le navire pour une somme frisant les 12 millions de dollars. C’est une insulte à l’intelligence de récompenser les pollueurs. Je crois au principe du pollueur-payeur. Les conservateurs et libéraux nous ont juste démontré qu’ils préfèrent celui de pollueur-payé. Des comptes devront être rendus », dénonce la députée du NPD.

Anne Minh-Thu Quach se réjouit toutefois de pouvoir maintenant tourner son attention vers des enjeux plus constructifs pour toute la circonscription.

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