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6 mai 2020 - 12:30

PANDÉMIE- COVID-19

Disparition probable de plus de 750 places en milieux familiaux et en CPE estime l'ADIM Suroît

Marie-Claude Pilon

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Jusqu’au 22 juin prochain, en vertu du plan de réintégration de la petite enfance, les CPE et services de garde en milieux familiaux accueilleront entre 50 % et 75 % de leur clientèle régulière. L’ADIM Suroît s’inquiète que les dernières informations reçues par le Ministère de la Famille causent la disparition de 676 places en milieux familiaux et de 100 places dans les CPE du territoire. 

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Du côté de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) ont estime que les recommandations intérimaires de l’Institut National de Santé publique du Québec aient pour effet de mettre au chômage 6 000 intervenantes en petite enfance en raison de leurs conditions de santé ou de leur âge à travers la province. 

 « Si l’on suit les recommandations de l’INSPQ, 22% de nos membres sont à risques selon celles-ci. Cela veut dire que nous n’aurons pas d’intervenantes pour faire le travail d’ici le 22 juin. Ce qui nous inquiète, c’est que notre domaine connaissait déjà une pénurie de personnel avant la crise. D’autant plus que certains d’entre nous reçoivent moins que le salaire minimum en vigueur au Québec, soit 13,10$. On a donc des inquiétudes quant aux faits que les membres qui quitteront ne reviendront peut-être pas et on ne peut pas se le permettre », image Mélanie Piché, la présidente de l’ADIM Suroît qui représente des membres situés dans les MRC de Beauharnois-Salaberry et de Vaudreuil-Soulanges. 

Si l'échéancier est respecté, à partir du 23 juin, les services de garde en milieux familiaux et les CPE pourront accueillir le même nombre d'enfants qu'avant la crise actuelle. 

Une liste de recommandations intérimaires exhaustives de l’INSPQ

Voici les recommandations intérimaires de l’INSPQ à respecter par l’ADIM Suroît. Les travailleuses de ce réseau touchées par les problèmes de santé suivants devraient, selon les instructions gouvernementales opter pour le chômage: 

- Maladies cardiaques - troubles cardiaques ou pulmonaires chroniques non contrôlés ou compliqués et donc assez graves pour nécessiter un suivi médical régulier ou des soins hospitaliers;

- Diabète non contrôlé ou compliqué et donc assez grave pour nécessiter un suivi médical régulier ou des soins hospitaliers;

- Troubles hépatiques (incluant une cirrhose) et maladies rénales chroniques compliquées et donc assez graves pour nécessiter un suivi médical régulier ou des soins hospitaliers;

- Hypertension artérielle non contrôlée ou compliquée et donc assez grave pour nécessiter un suivi médical régulier ou des soins hospitaliers.

- Obésité importante; 

- Une condition médicale entraînant une diminution de l’évacuation des sécrétions respiratoires ou des risques d’aspiration (ex. : un trouble cognitif, une lésion médullaire, un trouble convulsif, des troubles neuromusculaires); 

- Tous travailleurs ayant un système immunosupprimé;

- Personnes qui ont récemment reçu ou reçoivent une radiothérapie, une chimiothérapie ou un traitement par inhibiteur de point de contrôle (immunothérapie);

- Personne présentant des tumeurs solides malignes non hématologiques;

- Personne présentant des troubles hématologiques malins;

- Personne greffée d’un organe solide (rein, foie), selon l’une des conditions suivantes : la greffe a eu lieu il y a moins d’un an, il y a eu un traitement de rejet dans les 6 derniers mois, le régime d’immunosuppresseurs a été augmenté dans les 6 derniers mois;

- Personne greffée du cœur, du poumon, de l’intestin, de l’intestin-foie, de l’intestin-pancréas et autres greffes multiviscérales;

- Personne greffée de cellules souches hématopoïétiques (greffe de moelle osseuse, cordon…) selon l’une des conditions suivantes : dans les 12 mois suivant la greffe, pendant le traitement immunosuppresseur ou en présence d’une réaction du greffon contre l’hôte (GVHD) active;

- Personne qui reçoit de hautes doses de corticostéroïdes, en présence de toutes les conditions suivantes: le traitement est administré par voies systémiques (orale ou intraveineuse, le traitement est administré pour une période de 2 semaines ou plus, la dose est plus élevée que 20 mg de prednisone par jour, ou son équivalent;

- Personne qui présente une maladie auto-immune et qui reçoit l’un des traitements suivants: Agents biologiques qui sont immunosuppresseurs ou immunomodulateurs, traitement à l’azathioprine, aux dérivés de l’acide mycophénolique, à la cyclosporine ou au tacrolimus et autres antimétabolites à fortes doses;

- Personne qui présente une immunodéficience primaire essentiellement de l’immunité cellulaire;

- Personnes avec le VIH dont le nombre de cellules CD4 est inférieur à 200/mm3, ou qui présente des manifestations cliniques d’un SIDA symptomatique;

- Personne présentant une anémie aplasique.

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