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12 mars 2019 - 09:02 | Mis à jour : 09:06

Des employés soudés

Prise d’otage: la Caisse Desjardins de Salaberry-de-Valleyfield est en reconstruction depuis samedi

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Reconstruction. C’est le terme qu’emploie le directeur général des Caisses Desjardins de Salaberry-de-Valleyfield au lendemain de la prise d’otage survenue le 8 mars dernier. C’est pour faire le point sur la situation que le directeur général de l’institution financière Gino Napoleoni tenait à rencontrer les médias locaux, le lundi 11 mars.

Dans un premier temps, M. Napoleoni a précisé que la reconstruction a débuté dès le samedi 9 mars, soit au lendemain de l’événement. « Les trois derniers jours ont été intenses pour les quatre personnes impliquées directement dans l’événement, mais aussi pour l’ensemble de notre personnel. C’est pourquoi nous avons décidé de fermer nos points de service de Salaberry-de-Valleyfield aujourd’hui (lundi 11 mars) afin de permettre à nos employés de se retrouver entre eux », précisait-il.

Soutien psychologique

D’ailleurs, la journée d’hier était consacrée à des rencontres de groupe et individuelles avec des psychologues. « Une cellule de crise a été mise en place dès samedi matin afin d’établir notre plan de match à court, moyen et long terme. Un programme d’aide aux employés est disponible gratuitement pour notre personnel, mais aussi pour les membres de leur famille élargie qui en ont besoin », ajoutait-il.

Un enquêteur est aussi passé pour expliquer les conséquences possibles d’un événement traumatisant comme celui-ci sur une personne. Il a donné quelques trucs aux 120 employés de l’institution financière pour les outiller.

Il a confié que les quatre otages ont fait preuve de sang-froid et de discernement et qu’ils seront, sans doute, marqués à vie. « Même si aucune violence n’a été employée à leur endroit, une prise d’otage demeure malgré tout un acte violent qui peut avoir toutes sortes de conséquences sur quelqu’un. C’est le genre d’événement qui nous marque pour la vie. »

Se ressaisir rapidement

Après un accident, il est important de rembarquer en selle rapidement. C’est pour cette raison que Desjardins ouvre toutes ses succursales de Salaberry-de-Valleyfield dès aujourd’hui. Par contre, les quatre employés impliqués dans la prise d’otage pourront revenir au travail quand ils seront prêts assure M. Napoleoni.

D’ailleurs, ces derniers ont reçu un appel de Guy Cormier, le directeur général de Desjardins au cours de la fin de semaine. Une attention bien appréciée. Le premier vice-président de Desjardins, Éric Lachaine a aussi fait parvenir une capsule vidéo l’attention des employés.

Agents de sécurité

Au cours des prochains jours, des agents de sécurité seront postés dans les trois succursales de Salaberry-de-Valleyfield. Non pas par mesure de sécurité, mais plutôt pour gérer le flot d’achalandage occasionné par la prise d’otage. « Les gens sont curieux et on veut éviter les débordements.»

Dans son point de presse, M. Napoleoni a tenu à souligner le professionnalisme de Patrice Gauthier (policier) et son équipe, ainsi que celui des médias locaux. « M. Gauthier a été délicat dans les circonstances et très professionnel. Les médias locaux, en majorité, ont fait de même. Il faut dire que le suspect avait accès aux réseaux sociaux via les otages alors on ne voulait pas divulguer trop d’informations sur lui. On ne sait jamais comment quelqu’un va réagir. »

Enfin, il désire remercier la population pour les encouragements et les mots de soutien reçus en personne ou sur les réseaux sociaux. Cette source de réconfort a « fait du bien » aux employés.

 

 

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