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12 octobre 2018 - 11:33 | Mis à jour : 18:07

Sentence

Un Campivallensien coupable de crimes sexuels sur une mineure est condamné à 27 mois de prison

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Après quelques années de procédures judiciaires, la sentence est tombée pour Jean-François Belleau. L’homme de Salaberry-de-Valleyfield, âgé dans la trentaine et père de trois enfants, passera 27 mois derrière les barreaux pour les crimes sexuels qu’on lui reproche.

Au Palais de justice de Valleyfield, il a plaidé coupable à des accusations de contacts sexuels et contacts sexuels sur une personne mineure.

Au moments des faits, en 2013, sa victime avait treize ans. Une ordonnance de non-publication nous empêche de dévoiler son identité en raison de son jeune âge lors de la commission des crimes. Toutefois, on peut préciser que les délits reprochés à M. Belleau ont été commis alors qu’il vivait sous le même toit que cette dernière.

Ce n’est qu’en 2017 que la victime s’est confiée à une personne de confiance. Quelques mois auparavant, elle a eu des idées noires. Encore aujourd’hui, elle remonte difficilement la pente et peine à entretenir une relation intime avec une autre personne.

Cinq ans de procédures

Le 11 octobre dernier, en salle 1 au Palais de justice de Valleyfield, M. Belleau recevait sa sentence devant le juge Bertrand St-Arnaud. Cinq ans après les faits, l’accusé s’est présenté sur place avec sa fille de 14 ans et sa mère pour entendre le verdict du juge.

Ce dernier a confié avoir réfléchi longuement de la peinte à imposer dans ce dossier. Il a rappelé que les attouchements reprochés à M.Belleau se sont produits à trois endroits dans Salaberry-de-Valleyfield et au camping Lac-des-Pins. À ce moment, la victime avait entre 12 et 15 ans.

Dans ce dossier, la poursuite demandait 42 mois de prison, soit trois ans et demi de pénitencier. La défense de son côté réclamait neuf mois de prison. Quant à la loi, elle prévoit un minimum de 45 jours de prison et un maximum de 10 ans.

En raison de la nature des gestes commis, attouchements aux cuisses, aux seins, aux fesses et fellations à répétition, le juge s’est rangé derrière la poursuite. Il a donc écarté une peine de prison de moins de deux ans.

Devant l’absence d’antécédents en semblable matière de l’accusé, il l’a condamné à 27 mois d’emprisonnement. Rappelons que M. Belleau est père de trois enfants de 2, 4 et 14 ans et qu’il est toujours en couple avant la mère de ses plus jeunes enfants.

« L’accusé sera déclaré délinquant sexuel à perpétuité et devra respecter quelques conditions à sa sortie de prison. Parmi elles, il ne devra pas se trouver dans des parcs, zones publiques ou centres communautaires où se trouvent des mineurs, et ce, pendant cinq ans », a mentionné le magistrat dans sa décision.

Il devra aussi s’abstenir de communiquer directement avec sa victime et de se trouver à moins de 50 mètres de cette dernière. Dès la fin du prononcé de la sentence, M. Belleau s’est fait passer les menottes par les constables spéciaux après avoir regardé en direction de ses proches. Sa fille de 14 ans a fondu en sanglots.

Une feuille de route bien garnie

Jusqu’à son incarcération, Jean-François Belleau travaillait pour une entreprise de Salaberry-de-Valleyfield. Il possède plusieurs antécédents judiciaires en matière de stupéfiants, recel, conduite dangereuse, conduite avec les capacités affaiblies et menaces. Au moment des faits, il a admis qu’il consommait des drogues et de l’alcool de façon régulière.

Son absence de remords et son admission tardive des faits ont incité le juge à pencher pour une peine de 27 mois.

« On est soulagé du verdict, même si ça ne réparera pas le mal qu’il a fait à la victime. Au moins, il s’en va au pénitencier, même s’il reste beaucoup de travail de reconstruction à faire auprès de la victime », précisait une personne proche du dossier lors de sa sortie du Palais de justice.

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