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7 novembre 2021 - 15:00

Association forestière du sud du Québec

Chauffer au bois, écologique ou non ?

Grand nombre de gens apprécient chauffer leur maisonnée avec un poêle à bois durant les mois d’hiver. Selon l’Association forestière du sud du Québec, il existe une controverse sur les qualités écologiques et polluantes du chauffage au bois. Elle propose les côtés positifs et négatifs, et offre des solutions pour moins polluer.

L’avantage du bois de chauffage est qu’il est la seule source de chaleur carboneutre, c’est-à-dire que les émissions en CO2 de la combustion sont équivalentes à celles accumulées dans l’arbre au cours de sa vie. Comme le CO2 est le principal gaz à effet de serre impliqué dans le changement climatique, le fait d’être carboneutre est un grand avantage. Par comparaison, un système de chauffage au mazout émet 4 233 kg de CO2 de plus qu’un système au bois respectant les normes actuelles. Ce serait 2 671 kg de CO2 de plus pour un foyer au gaz naturel.

Le désavantage du bois de chauffage est la production de particules fines dans l’air extérieur. En grande densité, les particules peuvent accentuer les épisodes de smog et avoir des effets sur la santé respiratoire. C’est pourquoi certaines villes règlementent l’utilisation des poêles à bois. Il y a néanmoins deux façons de grandement réduire ces particules fines.

D’abord, utiliser des poêles à bois récents et homologués réduit les émissions. La norme canadienne EPA est la plus sévère et les engins ainsi certifiés émettent au maximum 0,6 g de particules fines par heure d’utilisation alors que certains vieux modèles peuvent en émettre jusqu’à 80 g l’heure. Ensuite, les arbres sont très performants pour capter les particules fines de l’air. Ces dernières sont ensuite entraînées au sol par la pluie et se décomposent. Se faisant, les particules n’ont plus d’effets néfastes sur l’environnement et la santé.

Enfin, pour émettre un minimum de pollution, il faut s’assurer d’utiliser un carburant de qualité. Dans le cas du bois, il s’agit de bûches bien séchées, soit avec 20 % d’eau ou moins. Pour ce faire, les bûches ne doivent donc pas être lourdes ni recouvertes de mousses ou de champignons et l’écorce devrait facilement se détacher.

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