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11 mai 2019 - 06:00

Salaberry-de-Valleyfield

Pesticides: seulement cinq entrepreneurs reconnus par la Ville

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Sur le territoire de la Ville de Salaberry-de-Valleyfield n'utilise pas des pesticides qui veut. L'administration municipale profite de l'arrivée du beau temps pour rappeler à ses citoyens  qu’ils pourraient être en infraction au même titre que l’entrepreneur si ce dernier ne possède pas un certificat d’enregistrement de la Ville afin d’utiliser des engrais et des pesticides, même ceux à faible impact (Règlement 222). Seulement cinq entrepreneurs détiennent cette attestation officielle à ce jour. 

Il suffit de consulter la page ville.valleyfield.qc.ca/ecopelouse pour accéder à la liste des entrepreneurs certifiés.

Les pesticides sont des contaminants  

« Tous les pesticides (insecticides, herbicides, fongicides, etc.), même à faible impact, sont nocifs. Ils entraînent la contamination de l’eau, de l’air et du sol. D’ailleurs, une étude d’experts de l’Université de Montréal et de l’Université du Québec à Trois-Rivières, publiée le 2 avril dernier, a démontré la présence de nombreux pesticides dans certaines portions du fleuve Saint-Laurent, incluant Salaberry-de-Valleyfield. Les pesticides ont ainsi un impact certain sur la santé à court, moyen et long terme, de tous, mais particulièrement sur celle des enfants et des personnes ayant un système immunitaire plus faible. Leur utilisation est donc loin d’être inoffensive et peut même affecter vos animaux de compagnie », a rappelé Maggy Hinse, conseillère en environnement à la Ville.

Pourquoi octroyer ou non un certificat à un entrepreneur

Pour obtenir un certificat d’enregistrement, un entrepreneur doit déposer une demande à la Ville et répondre à certains critères liés à l’application de pesticides interdits sur le territoire sans autorisation préalable. En outre, il doit fournir des permis en règle délivrés en vertu de la Loi provinciale sur les pesticides, la certification de compétence (ministère de l’Environnement), une assurance responsabilité, la liste des pesticides utilisés, la connaissance de la règlementation municipale, l’enregistrement de la compagnie enregistrée et le dépôt d’un registre d’application des pesticides comprenant toutes les adresses.

Redéfinir la notion de pelouse « parfaite »

Plusieurs personnes utilisent des pesticides dans le but d’avoir un gazon uniforme, mais qui n’a rien de naturel. La biodiversité rend le gazon résilient. En redéfinissant la notion de « perfection », les pesticides sont éliminés de nos vies. Voici les gestes à retenir pour une écopelouse :

  • Encourager la biodiversité : semer du trèfle ou incorporer du thym dans la pelouse pour la rendre moins alléchante pour les vers blancs et les « mauvaises herbes ». Elle sera aussi moins exigeante en eau, en engrais et en efforts!
  • Maintenir la pelouse à une hauteur de 7,5 à 10 cm (3 à 4 po) : pour empêcher la prolifération des « mauvaises herbes » et insectes. Attendre que la pelouse atteigne 10 cm (4 po) avant de la tondre : elle restera verte!
  • Herbicycler (laisser le gazon coupé au sol) : pour « retourner » au sol de 30 à 50 % de ses besoins en azote et maintenir un haut taux d’humidité pour nourrir les organismes responsables de la fertilité naturelle des sols et diminuer l’utilisation des engrais et de l’eau.
  • Arroser peu souvent, mais plus longtemps : pour un arrosage en profondeur. Pour ne pas rendre la pelouse dépendante, évitez de l’arroser avant les sécheresses du mois de juin.
  • Aérer la pelouse, si le sol est compact, au printemps ou à l’automne : utiliser un appareil qui retire les carottes et laisser-sur-place pour contribuer à la santé du sol.
  • Nourrir le sol avec du compost : pour améliorer la rétention d’eau et réduire les besoins en engrais. Broyer les feuilles à l’automne, à l’aide d’une tondeuse. Les vers de terre et autres organismes du sol s’occuperont de les recycler gratuitement en compost.
  • Planter la bonne plante au bon endroit : là où la pelouse pousse difficilement, optez pour des plantes couvre-sol (pervenche, thym rampant, pachysandre, etc.) ou des aménagements de vivaces adaptés aux conditions.

Références

D’autres explications et suggestions sont sur le site Web de la Ville : ville.valleyfield.qc.ca/ecopelouse, ou dans le dépliant aide-mémoire « L’écopelouse, une pelouse durable et en santé » disponible à l’hôtel de ville, à la gestion du territoire ou encore via l’Escouade verte. D’ailleurs, les citoyens peuvent communiquer avec l’Escouade verte pour une rencontre à domicile gratuite afin de recevoir des conseils adaptés à votre terrain.  Pour obtenir plus de renseignements, composer le 450 370-4820.

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