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6 avril 2019 - 15:00

Un projet de loi inquiétant

Rencontre avec le ministre de l'Éducation pour des travailleuses en CPE

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Le 1er avril dernier, les représentantes des syndicats des CPE de la Montérégie et de Montréal-Laval, ont rencontré le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge. Le but de la rencontre? Exposer leurs préoccupations face au projet de loi 5 sur les maternelles 4 ans.

Pour les travailleuses en petite enfance, ce projet est un doublon, une mauvaise décision puisque le réseau de la petite enfance dans sa forme actuelle manque de ressource à la suite des années d’austérité du gouvernement Couillard ont expliqué Nancy Rodier, Carole Leroux et Karine Morisseau, présidente du syndicat des responsables en service de garde (RSG) de la Montérégie. 

À cette rencontre, on notait aussi la présence de Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie. « C’est décevant de voir que le gouvernement fait la sourde oreille lorsque l’on dit que la maternelle 4 ans offrira l’équivalent du réseau des services de garde actuel. » Le ministre avance que le réseau se veut complémentaire à celui déjà existant. Les travailleuses pensent que le ministre devrait plutôt bonifier considérablement le réseau existant.

Rappel des faits

En 2015, le gouvernement libéral a imposé ce qu’il a appelé « un nouvel effort budgétaire de 120 millions de dollars aux CPE, à la faveur d'une réorganisation des ressources. » Cette réorganisation a fait beaucoup de tort au réseau des services de garde. Des coupures ont eu des impacts importants sur l'offre des services soutient le quatuor d'intervenantes. 

En 2017, le projet de loi 143 visant à améliorer la qualité éducative et à favoriser le développement harmonieux des services de garde éducatifs à l’enfance a fait son apparition. Ce projet de loi pourrait être bien reçu, s’il visait uniquement l’uniformisation des pratiques.

Le ministre avance qu’il souhaite que les 150 000 enfants qui ne sont ni en CPE ni en milieu familial puissent obtenir une place dans le réseau. Il souhaite que le dépistage soit fait de manière plus précoce et qu’il y ait un meilleur suivi des enfants à besoins particuliers.

Bien que le ministre avance que 400 spécialistes en 0-4 ans et 600 pour les 5-18 ans seront ajoutés dans les prochaines années, le message demeure le même pour les travailleuses. Il faut un investissement massif dans un réseau envié, qui a fait ses preuves.

Selon Mme Rodier, « en ajoutant les ressources nécessaires au réseau actuel, il serait parfaitement possible d’améliorer le dépistage précoce et de faciliter les interventions auprès des enfants à besoins particuliers. »

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