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85 entreprises cosignent une lettre destinée au gouvernement

Le monde des affaires se mobilise pour la sauvegarde du Centre Mère-enfant à Salaberry-de-Valleyfield

durée 05h00
31 mars 2021
Marie-Claude Pilon
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Temps de lecture :

3 minutes

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

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Après le milieu municipal et de la santé, c’est maintenant aux gens d’affaires de faire connaître leur soutien au maintien du Centre Mère-enfant au centre hospitalier du Suroît. C’est pas moins de 85 entrepreneurs qui ont témoigné leur appui au dossier tout récemment en cosignant une lettre demandant au gouvernement provincial de faire marche arrière quant à leur décision.

Dans l’optique de soutenir les efforts des acteurs municipaux et régionaux qui travaillent chaque jour pour attirer de nouvelles familles à Salaberry-de-Valleyfield et dans les environs, la Chambre de commerce et d’industrie de Beauharnois, Valleyfield et du Haut-Saint-Laurent (CCIBVHSL) a demandé le soutien de ses membres dans le dossier.

L’instigateur de cette initiative, Michel Choinière a contacté plusieurs entreprises de la région afin qu’elle cosigne une résolution adoptée par la CCIBVHSL. Celle-ci sera remise au gouvernement du Québec afin de faire connaître les impacts économiques qu’engendrerait la délocalisation des dix services.

Rappelons que le CISSSMO a annoncé son intention de déménager le Centre Mère-enfant, endroit où les mamans donnent naissance, ainsi que neuf autres services, vers le centre hospitalier de Vaudreuil-Soulanges lors de son ouverture en 2026. Une décision qui soulève le mécontentement de nombreux intervenants de la région.

Parmi les signataires de cette missive, on retrouve les entreprises suivantes: Port de Valleyfield, E. Montpetit & Fils Maisons Funéraires, Fondation du Collège de Valleyfield, Industrie Plombco, Valspec, Pharmacie Vinet et associés, Hôtel Plaza, La Fabrique Miron, Le Bottier du cinq et Valdev.

De nombreuses municipalités, via leurs représentants élus, ont également associé leur nom au dossier. Nommons la Ville de Salaberry-de-Valleyfield, la Municipalité de Saint-Louis-de-Gonzague, la Municipalité de Sainte-Martine, la Ville de Sainte-Barbe et les MRC de Beauharnois-Salaberry et du Haut-Saint-Laurent.

« La délocalisation des dix services ciblés à l’Hôpital du Suroît serait catastrophique pour notre région. Depuis 2016, celle-ci connaît un important développement tant résidentiel qu’industriel. Nous possédons maintenant tous les atouts pour attirer des familles chez nous, mais avec le déménagement de ces services annoncés, les impacts seront importants sur la région », indique le maire Miguel Lemieux.

Même son de cloche du côté de Karine Gosselin qui demeure et travaille dans le Haut-Saint-Laurent. « Il y a cinquante ans, nos grands-mères pouvaient accoucher à l’Hôpital de Huntingdon qui a été converti en CHSLD. Il y a environ 30 ans, je sus née à Ormstown, où les accouchements étaient toujours possibles. Mais aujourd’hui ces deux ressources n’existent plus et les femmes du Haut-Saint-Laurent qui veulent donner la vie doivent faire au moins 30 minutes de route. Ce sera plus si la décision est maintenue et qu’elles doivent se rendre à Vaudreuil-Dorion », ajoute-t-elle.

Ouverture du CISSSMO?

Jusque’à présent, est-ce que le CISSSMO s’est montré ouvert à la discussion? « Sept représentants de l’endroit sont venus rencontrer le conseil municipal à l’Hôtel de ville avant la pandémie pour nous dire que ce changement serait pour le mieux et qu’il n’engendrerait aucune conséquence. Ils ont même ajouté qu’en échange, nous garderons les services de gériatrie et de psychiatrie. C’est bien, mais ce n’est pas ce qu’on demande », poursuit M. Lemieux.

Il mentionne aussi qu’aux côtés de ces collègues mairesses et préfètes des MRC de Beauharnois-Salaberry et du Haut-Saint-Laurent, il a rencontré le ministre Lionel Carmant. « On a eu une belle écoute, mais on est dans l’attente de voir les résultats de cette rencontre. »

Par écrit le conseil d’administration du CISSSMO aurait aussi indiqué que « la vocation de l’Hôpital demeurerait communautaire. » Un terme qui fait sursauter le premier magistrat. « C’est justement ce qu’on ne veut pas. On demande au CISSSMO de revenir sur sa décision et de conserver les services actuels en place, ni plus ni moins », conclut la conseillère municipale France Chenail très impliquée dans le dossier depuis le départ.

En entrevue vidéo avec Néomédia, Michel Choinière nous explique les raisons derrière son implication pour la sauvegarde du Centre Mère-enfant à Salaberry-de-Valleyfield. 

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