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10 novembre 2018 - 12:00

Copropriétaire du Café-Pub La Maîtresse à Salaberry-de-Valleyfield

Geneviève Cadrin: décrocheuse de l’enseignement, elle se réoriente dans la restauration

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Emploi stable, avantages sociaux et fonds de pension. Ce sont trois éléments que la copropriétaire du Pub-Café La Maîtresse, Geneviève Cadrin avaient jusqu’en 2016. Puis, tout a basculé alors qu’elle a eu un diagnostic d’épuisement professionnel qui l’a amené loin des bancs d’école où elle enseignait aux élèves de 4e à 6e année depuis 15 ans.

Avant son burn-out, Geneviève enseignait tous les jours à 26 élèves dont 19 avaient des plans d’intervention. « Ma classe était très demandante et je n’avais pas d’aide même si la direction essayait tant bien que mal de me supporter dans ma tâche. Je suis mise à terre à force de vouloir tous les sauver et en leur donnant mon 115 % quotidiennement », raconte-t-elle attablée dans le restaurant qu’elle possède à Salaberry-de-Valleyfield avec son associée Karianne Lefebvre.

Après quinze ans de bons et loyaux services au sein de la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands, Geneviève a décidé de s’écouter. Elle a emprunté le chemin qu’elle déconseillait à ses élèves: le décrochage. «  J’ai été environ un an sans revenus. Pendant cette période, j’ai refait le point à savoir si j’étais encore passionnée par l’enseignement et toutes les autres tâches connexes qui nous étaient demandées. Je me suis rendu compte que bien que j’adorais enseigner c’était le deuxième volet qui ne me plaisait plus », ajoute-t-elle.

Elle a donc décidé d’aller travailler dans un tout autre domaine: la mode. Pour cette réorientation de carrière, elle joint les rangs de l’équipe de Master Bougaricci alias Marc Lessard, design de vêtements établi à Salaberry-de-Valleyfield.

Restauratrice?

C’est lors d’un voyage au Guatemala et plus particulièrement lors d’un arrêt dans un café qu’éclôt en elle le désir d’être restauratrice. Cette volonté se raffermit encore plus à la suite d’un événement majeur survenu dans sa vie, en mars 2017. « J’ai fait une crise cardiaque. La vie m’envoyait un message et surtout elle m’offrait une seconde chance. J’ai décidé d’aller de l’avant avec ce projet et le hasard a mis sur ma route la propriétaire de 1001 plats, un commerce qui se trouvait dans le local ici avant notre ouverture », confie-t-elle.

Cette propriétaire, c’est son associée Karianne Lefevbre, qui avait une idée de commerce similaire en tête. Le 17 juin 2017, elle fermait 1001 plats pour se lancer en affaires avec Geneviève Cadrin et ouvrir le Pub-Café La Maîtresse.

«  Le nom du resto est un clin d’oeil à mon passé d’enseignante. J’ai aussi ajouté quelques éléments qui me rappellent mon ancienne vie dans la déco comme un casier ou encore des noms de cocktail évocateurs. »

Carburant aux défis, Geneviève ne regrette pas une seconde sa nouvelle vie. « J’ai une associée extra et des employés en or, dont deux de mes meilleures amies. Mes enfants travaillent aussi avec moi. Je le referais demain matin si c’était à recommencer. Je me rends compte que chacune de mes expériences passées me sert aujourd’hui dans mon métier d’entrepreneure-restauratrice. J’adore ça et j’espère que ça durera encore longtemps », conclut-elle un sourire au visage.

Le Pub-Café La Maitresse est situé au 144 rue Champlain, à Salaberry-de-Valleyfield, soit à deux pas du Cégep, du Palais de justice, , de l’hôpital et de Valspec. Pour voir le menu ou connaître les heures d’ouverture, cliquez ici. 

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